Théorie du genre : voyage au bout de l’enfer pour un jeune garçon américain

L’enfant doit se construire tout seul, sans réfé­rence au mas­cu­lin et au fémi­nin : voi­là ce que ne cessent de mar­te­ler nos élites pro­gres­sistes inféo­dées au puis­sant lob­by LGBT+. Pour elles, la « décons­truc­tion » des sté­réo­types sexués – en clair, leur des­truc­tion – est néces­saire à l’é­ta­blis­se­ment de leur socié­té fan­tas­mée.

Cette idéo­lo­gie est si forte désor­mais, dans cer­tains milieux com­plè­te­ment dog­ma­ti­sés, qu’on en arrive à des dérives com­por­te­men­tales ahu­ris­santes. Certains parents ne se posent même plus la ques­tion de savoir si cette théo­rie contre-nature peut nuire à leur pro­gé­ni­ture.

La plus triste illus­tra­tion de cette folle dérive nous vient des États-Unis (comme tou­jours depuis le Plan Marshall) où l’affaire James Younger-Georgulas – qui, pour l’heure, n’a pas fait de bruit de ce côté de l’Atlantique – consti­tue un exemple emblé­ma­tique de ce peut géné­rer cette théo­rie incon­sé­quente. Les parents, Jeff Younger et Anne Georgulas, mariés en 2010, ont don­né nais­sance à des jumeaux.

Or la mère, pédiatre de son état (!), a décré­té que l’un des deux enfants aurait com­men­cé à « s’identifier comme une fille à l’âge de trois ans ». Dès lors, pour le petit James, a com­men­cé un voyage ver­ti­gi­neux au cœur d’une idéo­lo­gie épou­van­table.

Objet d’un duel de couple d’une vio­lence rare, ce mal­heu­reux gar­çon a été lit­té­ra­le­ment pris en otage par sa mère qui en a fait le cobaye de ses obses­sions et de ses névroses. Alors que l’enfant ne pré­sente aucune par­ti­cu­la­ri­té phy­sio­lo­gique qui pour­rait faire de lui un être trans­genre, Anne Georgulas l’habille en fille depuis ses trois ans, qui plus est en for­çant le trait de manière par­ti­cu­liè­re­ment sté­réo­ty­pée : elle l’affuble de robes roses et laisse à sa dis­po­si­tion, comme jouets, de quoi se maquiller ! Pire, elle l’a rebap­ti­sé Luna, l’a ins­crit sous ce nom à l’école et insiste pour qu’il uti­lise les toi­lettes des filles !

Persuadée que son fils souffre d’une « dys­pho­rie de genre », madame Georgulas veut accé­lé­rer la néces­saire « tran­si­tion » – c’est à dire la cas­tra­tion chi­mique ! – de ce mal­heu­reux enfant, contre l’avis de son ex-mari mais… avec le concours de la Justice ! Persuadée d’avoir rai­son contre tous, confor­tée en ce sens par la pédiatre de James, le Dr Jennifer Pape, com­plice de cette tur­pi­tude, qui classe le gar­çon comme une fille dans son dos­sier médi­cal, est allée jus­qu’à l’ins­crire à la cli­nique GENECIS pour com­men­cer cette cas­tra­tion. Le père lutte de toutes ses forces pour évi­ter ce trai­te­ment épou­van­table à son fils. Hélas, il a per­du en pre­mière ins­tance. Et c’est sans doute ce qu’il y a de plus révol­tant dans cette abo­mi­nable his­toire.

Ainsi, un jury popu­laire – c’est comme ça au Texas pour ce genre d’affaire – a pu se pro­non­cer, à la majo­ri­té de 11 sur 12, en faveur de cette mère psy­cho­tique pour lui accor­der le droit de prendre seule toutes les déci­sions médi­cales et psy­cho­lo­giques rela­tives aux enfants qu’elle élève avec Jeff Younger. L’opinion s’est donc révol­tée. Un site web « Save James » a été créé. Le séna­teur du Kentucky, Rand Paul, s’en est mêlé et a décla­ré : « Nous ne lais­sons pas les jeunes boire de l’alcool jusqu’à leurs vingt-et-un ans ; cer­tains veulent même inter­dire le tabac aux mineurs de moins de 21 ans… Mais nous devrions auto­ri­ser qu’un enfant de 7 ans subisse de telles muti­la­tions phy­siques et psy­cho­lo­giques ? Il s’agit de mal­trai­tance et l’État du Texas doit aider ce père qui essaie de pro­té­ger son enfant ! » Le séna­teur répu­bli­cain Ted Cruz a appe­lé, pour sa part, l’État du Texas à pro­té­ger l’enfant contre son uti­li­sa­tion « dans un pro­gramme poli­tique de gauche ». Enfin, le gou­ver­neur du Texas, Greg Abbott, a décla­ré que l’État enquê­te­ra sur le cas de cette mère qui tente de réa­li­ser la « tran­si­tion » de genre pour son fils de sept ans contre la volon­té du père. Et bien enten­du contre celle de l’en­fant.

Cette impor­tante mobi­li­sa­tion poli­ti­co-média­tique a sans doute payé : le 24 octobre der­nier la juge Kim Cooks qui pré­side le tri­bu­nal a déci­dé que le père aura son mot à dire sur la « tran­si­tion » — plus clai­re­ment : sa cas­tra­tion — de son enfant de 7 ans. Une tutelle conjointe a été ordon­née qui sauve momen­ta­né­ment le jeune James d’un trai­te­ment inap­pro­prié, mal­trai­tant et irré­ver­sible. Pour le père Jeff Younger la lutte n’est cer­tai­ne­ment pas ter­mi­née. L’essentiel du droit amé­ri­cain étant fon­dé sur la juris­pru­dence, il faut s’attendre à une contre-attaque de madame Georgulas appuyée par les zéla­teurs de la théo­rie et leurs sou­tiens poli­tiques et média­tiques.

Mais, me direz-vous, quid de l’amour maternel dans tout ça ?

Effectivement, il est à cher­cher à la loupe. Il faut savoir que ces jumeaux n’ont pas de lien bio­lo­giques réels avec madame Georgulas. C’est elle-même qui l’a décla­ré en audience en révé­lant qu’ils étaient nés d’une fécon­da­tion in vitro à par­tir d’ovules de don­neuse. Ceci explique pro­ba­ble­ment cela. Dans ces condi­tions où le lien géné­tique et char­nel est absent, on com­prend mieux l’acharnement mis à la pro­mo­tion d’une idéo­lo­gie irra­tion­nelle autant que des­truc­trice. Comme le dit Esther Pivet dans son livre « Enquête sur la théo­rie du genre » (Éditions Artège), à qui je laisse la conclu­sion : « Cette idéo­lo­gie [du genre], qui prône une éga­li­té non pas entre tous (dans le trai­te­ment et l’accès aux droits fon­da­men­taux) mais de tous, donc non pas une éga­li­té de droits mais une éga­li­té de fait, une éga­li­té d’êtres, ouvre la voie, par sa volon­té de stan­dar­di­ser des com­por­te­ments et de confor­mer l’ensemble des êtres humains, aux pro­jets tota­li­taires les plus fous comme l’histoire nous l’a déjà bien mon­tré ».

Théorie genre-manuels scolaires

Extrait de la leçon “Harcèlement et dis­cri­mi­na­tion” du manuel de CM1 de Nathan

Cette dérive totalitaire se déploie en France avec la complaisance active de nos dirigeants

L’enfer, c’est pour nous aus­si. Nos ministres En Marche sont tel­le­ment aveu­glés par la marche for­cée vers le Nouveau Monde qu’ils en perdent eux-mêmes l’es­prit.

On se croi­rait au spec­tacle des chan­son­niers. Mais non, ce sont nos ministres qui nous imposent des lois qu”« ils-elles » ne com­prennent même pas.

Charles ANDRÉ