Le racisme ne concerne-t-il que les blancs ?

Lors de la récente céré­mo­nie des César, l’actrice d’origine séné­ga­laise Aïssa Maïga a pro­non­cé un long dis­cours raciste ayant entraî­né bien peu de réac­tions.

Elle était char­gée de remettre le prix du meilleur espoir fémi­nin et en a pro­fi­té pour pro­non­cer une longue dia­tribe anti-blancs qui a mis mal à l’aise une bonne par­tie de l’as­sem­blée pré­sente, milieu pour­tant peu sus­pect d’o­pi­nions racistes ou même racia­listes.

« À chaque fois que je me retrouve comme ça, dans une grande réunion du métier, je ne peux pas m’empêcher de comp­ter le nombre de noirs dans la salle » a t‑elle décla­ré, sous-enten­dant ain­si que les acteurs noirs ou colo­rés étaient en bien trop petit nombre dans les rangs.

S’adressant ensuite à Vincent Cassel, lui rap­pe­lant sans doute son rôle dans « La Haine » de Kassowitz où il était le seul blanc au milieu de délin­quants tous issus de la « diver­si­té », elle le tacla ain­si : « C’était toi le renoi du ciné­ma fran­çais avant la diver­si­té ! Je te mets dans le quo­ta, ça te va ou pas ? »
En fait ce que récla­mait la mili­tante raciste, c’é­tait plus d’in­clu­sion dans le milieu du ciné­ma, en atten­dant plus d’in­clu­sion dans la socié­té. Elle regrette que les noirs soient le plus sou­vent can­ton­nés à des rôles de dea­lers, de femmes de ménages à l’accent « bwa­na », de ter­ro­ristes, de filles hyper­sexua­li­sées… et menace sans gêne de ne pas vou­loir lais­ser le ciné­ma fran­çais tran­quille, rien de moins.

Une prise de parole qui fut saluée sur Twitter par l’i­né­nar­rable Rokhaya Diallo, « un puis­sant plai­doyer (…) pour que la “grande famille” du ciné­ma soit enfin inclu­sive ! »

Mais de qui se moquent-elles ?

Il n’y a qu’à rele­ver dans pra­ti­que­ment toutes les annonces publi­ci­taires, les séries de télé­vi­sions (« Il a déjà tes yeux… »), et même de films (« Intouchables » et son énorme pro­mo­tion !), com­bien d’ac­teurs de cou­leur sont pré­sents et qui n’ont bien sou­vent aucune rai­son de s’y trou­ver si ce n’est parce qu’un quo­ta est impo­sé !

Comme l’ont fait remar­quer beau­coup d’in­ter­ven­tions sur les réseaux sociaux, si on veut se faire remar­quer, il ne suf­fit pas d’être « de cou­leur », il faut d’a­bord avoir du talent. Les quo­tas n’y chan­ge­ront rien.

Maintenant, si Mme Aïssa Maïga n’est pas contente de ce qui se passe en France, elle peut tou­jours suivre le conseil de Nadine Morano : « Si vous n’êtes pas contente de voir autant de blancs en France, mais repar­tez en Afrique ! » Par exemple dans son pays, le Sénégal, où l’on n’i­ma­gine pas un blanc faire la leçon aux autoch­tones sur les acteurs employés dans les films…

ni même sur la com­po­si­tion du gou­ver­ne­ment.… Gouvernement Sénégaloù n’ap­pa­raît pas de blanche Sybeth.….

Et enfin, quel est le plus ridi­cule et le plus outran­cier pour elle ?

Arsène Lupin - Omar Sy ou Mandela - acteur blond

Et si on par­lait du foot ?

Patrice LEMAÎTRE

Football - Équipe France 2019

Équipe de France de foot­ball : presque un joueur sur deux est noir

Football - Équipe Sénégal 2019

Viendrait-il à l’i­dée de Didier Deschamps de se lamen­ter de l’ab­sence de joueurs blancs dans l’é­quipe du Sénégal ?