Le macronisme de plus en plus abject

Nous voilà donc en confinement

L’Éducation natio­nale a dû se résoudre à fer­mer les classes et les Français ont été mis au télé­tra­vail for­cé… Enfin, ceux qui pou­vaient, c’est-à-dire moins d’un tiers de la popu­la­tion. La douche froide nous est tom­bée des­sus alors qu’on ne nous y pré­pa­rait pas vrai­ment. Il y a quelques jours encore, le Président allait au théâtre et, dimanche, tout le monde le voyait voter au milieu d’une foule de jour­na­listes…

N’avaient-ils rien vu venir tous ces grands cerveaux qui nous gouvernent ?

Assurément non. Et ce n’est pas éton­nant vu que le conseil scien­ti­fique nom­mé par l’Élysée compte, par­mi ses onze membres, le pro­fes­seur Didier Raoult qui décla­rait, fin jan­vier : « Le Covid-19 est un délire de l’OMS basé sur trois Chinois morts » ! Ce que Jérôme Marty, pré­sident de l’Union fran­çaise pour une méde­cine libre, n’a pas hési­té à fus­ti­ger : « En phase 1, on devait détec­ter la mala­die aux fron­tières, ne serait-ce qu’en pre­nant la tem­pé­ra­ture des voya­geurs. On a mis des affiches… et l’épidémie est entrée ! En phase 2, on s’est conten­té d’établir des “clos­ters”, sans oser faire plus… et on est entré en phase 3 ! Avec retard à l’allumage. Le gou­ver­ne­ment doit main­te­nant prendre des déci­sions pour évi­ter que nos ser­vices de réani­ma­tion ne soient dépas­sé. » De fait, nos gou­ver­nants ont tou­jours été com­plè­te­ment déca­lés… Avec le Président dans le rôle de « pre­mier de cor­dée » !

Avec ses œillères mon­dia­listes, Macron s’obstine à nous par­ler de dés­union devant cet enne­mi invi­sible, ne sup­por­tant pas de voir ses homo­logues bien plus sages que lui, fer­mer leurs fron­tières. Car la France, pays des liber­tés – bien rognées depuis que le géron­to­phile est à la barre –, ne sau­tait suc­com­ber à pareille infa­mie ! D’autant plus que ce serait don­ner rai­son à Marine Le Pen ! Alors, on confine mais on laisse tou­jours les fron­tières grandes ouvertes. Vous avez dit bizarre, mon cher cou­sin ? Comme c’est bizarre !

Mais la guignolade ne s’arrête pas là

Cet après-midi, Agnès Buzyn est allée s’épancher au micro d’Ariane Chemin, jour­na­liste du Monde. Celle qui fut ministre de la Santé, avant d’aller por­ter les cou­leurs de son men­tor dans l’élection muni­ci­pale pari­sienne, vient aujourd’hui pleu­rer sur son sort. Elle ne manque pas d’air, celle-là ! N’est-elle pas à l’origine du désastre dans le pré­sent trai­te­ment de l’épidémie ? Agnès Buzyn - 20 janvier 2020 - CoronavirusAriane Chemin écrit, citant son inter­lo­cu­trice : « “Je me demande ce que je vais faire de ma vie”. Agnès Buzyn est enfin ren­trée chez elle, lun­di 16 mars, en milieu d’après-midi. Elle vient de “fer­mer la porte du QG” de sa cam­pagne pari­sienne et a posé son sac, seule, “effon­drée”. » La pau­vrette ! On en a les larmes aux yeux… Mais le pire reste à venir. Agnès Buzyn confie : « Je pense que j’ai vu la pre­mière ce qui se pas­sait en Chine : le 20 décembre, un blog anglo­phone détaillait des pneu­mo­pa­thies étranges. J’ai aler­té le direc­teur géné­ral de la san­té. Le 11 jan­vier, j’ai envoyé un mes­sage au Président sur la situa­tion. Le 30 jan­vier, j’ai aver­ti Édouard Philippe que les élec­tions ne pour­raient sans doute pas se tenir. Je ron­geais mon frein. »

Ainsi donc, dès le mois de janvier, tout l’exécutif savait et personne n’a rien fait

La seule chose qui comp­tait pour Macron, c’était la conquête – très hypo­thé­tique et très com­pro­mise – de la mai­rie de Paris ! Après avoir com­mis un aban­don de poste, Mme Buzyn a main­te­nant l’outrecuidance de venir expri­mer son désar­roi de s’être enga­gée dans une cam­pagne élec­to­rale cala­mi­teuse : « Depuis le début je ne pen­sais qu’à une seule chose : au coro­na­vi­rus. On aurait dû tout arrê­ter, c’était une mas­ca­rade. La der­nière semaine a été un cau­che­mar. J’avais peur à chaque mee­ting. J’ai vécu cette cam­pagne de manière dis­so­ciée. » Et ce, au moment où des Français meurent du fait de son impé­ri­tie et de celle de ses aco­lytes du gou­ver­ne­ment. Mais j’y songe, n’était-ce pas la même Mme Buzyn qui avait affir­mé doc­te­ment « Médecin un jour, méde­cin tou­jours » et qui s’est embar­quée dans cette « mas­ca­rade » au lieu de faire, pré­ci­sé­ment, son devoir de méde­cin ?

Par sa faute et celle d’Emmanuel Macron, la situa­tion du pays est ter­rible aujourd’hui. Tous les deux portent une res­pon­sa­bi­li­té énorme. Ils se sont joué du peuple pour de basses consi­dé­ra­tions poli­ti­ciennes.

Ils ont bafoué la démocratie pour un jeu de dupes

Ils ont joué avec la vie de leurs com­pa­triotes, ceux que Macron estiment si « chers » en intro­duc­tion de ses dis­cours gran­di­lo­quents. Le peuple ne peut l’accepter et cela ne peut res­ter impu­ni. Ça mérite car­ré­ment une pro­cé­dure en des­ti­tu­tion.

Nicolas Sarkozy a dit un jour que « le macro­nisme fini­rait en farce ». Tout indique qu’il va finir en tra­gé­die.

Charles André