Pendant l’épidémie, l’islamisation continue

Joachim Véliocas est un cher­cheur fran­çais indé­pen­dant, auteur de plu­sieurs ouvrages trai­tant de l’islamisation ram­pante de la France depuis 2006, date à laquelle il publie L’islamisation de la France (édi­tions de Bouillon), la pre­mière étude com­plète sur le sujet. Il y ana­lyse les asso­cia­tions musul­manes et toutes les ten­dances isla­mistes se déve­lop­pant en France. En 2007 il fonde « l’Observatoire de l’islamisation » deve­nu une réfé­rence docu­men­taire. En 2010, il publie son deuxième essai, Ces Maires qui cour­tisent l’islamisme (édi­tions Tatamis) qui traite des rela­tions troubles entre hommes poli­tiques et asso­cia­tions isla­mistes sur fond de clien­té­lisme élec­to­ral. Cet ouvrage qui fait tou­jours un tabac a été tota­le­ment occul­té par les médias fran­çais liés aux par­tis poli­tiques qu’il met en cause. Il publie­ra aus­si Mosquées radi­cales : ce qu’on y dit, ce qu’on y lit (édi­tions DMM) et Les Frères musul­mans dans le texte : dji­had, cali­fat, cha­ria (édi­tions Tatamis).

Joachim Véliocas - Islamisation France

Joachim Véliocas - Maires courtisent islamisme

Joachim Véliocas - Mosquées radicales

Joachim Véliocas - Frères musulmans dans le texte

Dans une inter­view accor­dée à Boulevard Voltaire, Joachim Véliocas dénonce la manœuvre des isla­mistes qui ont sai­si l’occasion de l’hommage fait aux soi­gnants pour faire réson­ner l’appel à la prière du haut de leurs mos­quées. « Les chré­tiens ont bien leurs cloches, pour­quoi ne pour­rions-nous pas avoir l’appel du muez­zin ? » ont-ils argu­men­té pour jus­ti­fier leur for­fai­ture. Ainsi, en même temps que le confi­ne­ment, a‑t-on com­men­cé à entendre des hauts-par­leurs psal­mo­dier l’Adhān à Lyon, à Mulhouse, à Montpellier, à Annonay, à Valentigney (Doubs) et dans bien d’autres villes de France. La grande mos­quée de Lyon, loin de s’en cacher, a car­ré­ment relayé en vidéo cet appel à la prière effec­tué depuis son mina­ret. Marine Le Pen s’en est offus­quée dans une lettre ouverte adres­sée au Ministre de l’intérieur.

Christophe Castaner a répon­du par un simple et dis­cret cour­rier que l’AFP a pu consul­ter. Il rap­pelle que « Les appels à la prière n’appartiennent ni à nos usages, ni à notre tra­di­tion » et qu’« À cet égard, les res­tric­tions aux liber­tés, notam­ment de culte, ne sau­raient en aucun cas jus­ti­fier que l’on s’écarte de ces usages ». La phrase est un tan­ti­net ambigüe, vous en convien­drez. Le Ministre a néan­moins tenu à ajou­ter : « Au-delà des polé­miques, qui appar­tiennent à ceux qui veulent les faire vivre, il a été expres­sé­ment deman­dé à ces res­pon­sables de trou­ver d’autres formes d’expression de leur soli­da­ri­té et de ces­ser ces ini­tia­tives ». Dont acte.

Nonobstant, le CFCM qui se croit tout per­mis en a pro­fi­té pour s’insurger, une fois de plus : « Le son venait de l’intérieur d’un appar­te­ment pri­vé » a‑t-il décla­ré. Ben voyons ! Voilà qui ne manque pas d’air ! Et d’accuser : « Le cas de Valentigney est très révé­la­teur de l’instrumentalisation que la pré­si­dente du RN en fait ». Pour cau­tion­ner son indi­gna­tion, il s’est appuyé sur les pro­pos du maire de la ville, Philippe Gautier qui s’est insur­gé, sur le site d’une chaîne de télé­vi­sion locale, contre cette ins­tru­men­ta­li­sa­tion, appe­lant à « bar­rer la route aux adeptes de la haine et de la divi­sion ». On connaît le refrain.

Cette affaire est révé­la­trice de « la mise en musique par les musul­mans de ce qu’ils avaient pré­vu et annon­cé depuis long­temps », explique Joachim Véliocas. Dans les années 90 les grandes mos­quées en construc­tion (Lyon, Évry et d’autres) avaient pré­vu un mina­ret en haut duquel on pou­vait accé­der alors que cet appen­dice était sen­sé n’être que déco­ra­tif. Lorsque le conseil muni­ci­pal d’Évry avait posé la ques­tion de savoir si l’intention était de s’en ser­vir, l’Imam Khalil Merroun – déco­ré de la Légion d’honneur par Manuel Vals, s’il vous plaît ! – avait répon­du qu’il aime­rait bien. Le même avait en outre décla­ré sur Radio France Internationale que le mina­ret était évi­dem­ment des­ti­né à faire reten­tir l’« adhān ». Le maire socia­liste de l’époque avait mal­gré tout déli­vré le per­mis de construire ! En 1994, il était encore trop tôt pour lâcher les muez­zins mais aujourd’hui, l’heure semble venue.

Les musul­mans inté­gristes – comme c’est le cas à Lyon, Valentigney, etc. – « ont pro­fi­té de cette fenêtre de tir des cloches qui son­naient en soli­da­ri­té avec le per­son­nel soi­gnant » pour trans­gres­ser les prin­cipes de laï­ci­té inter­di­sant le pro­sé­ly­tisme – notons qu’il n’existerait aucune loi en France inter­di­sant l’« adhān » d’après le site bilal.muezzin –, pour­suit Joachim Véliocas. « Il n’y a aucun rap­port entre le son neutre d’une cloche et l’appel à la prière isla­mique ; c’est clai­re­ment de la pro­vo­ca­tion », conclut-il. La com­mu­nau­té musul­mane, par­tout à tra­vers l’Europe, a sen­ti que c’était le moment pour avan­cer ses pions. Le même phé­no­mène se pro­duit en Espagne, en Hollande, en Allemagne, en Belgique…

Évidemment, le clien­té­lisme élec­to­ral des édiles locaux est le grand res­pon­sable – je dirais cou­pable – de cette situa­tion catas­tro­phique. Lorsqu’ils ont tolé­ré ces mina­rets acces­sibles, ils savaient que tôt ou tard les musul­mans allaient s’en ser­vir. Aujourd’hui, non seule­ment ils se servent des mina­rets exis­tants mais ils appellent à la prière depuis le toit des mos­quées qui en sont dépour­vues. Il en est ain­si à la mos­quée sala­fiste du Puy-en-Velay, où le maire, Laurent Vauquier, affirme que la popu­la­tion n’en éprouve aucune nui­sance. « Évidemment, sou­ligne Joachim Véliocas, les voi­sins n’ont pas envie de se plaindre sous peine d’être accu­sés d’islamophobie et de racisme et d’être pour­chas­sés ».

Les maires ont été très lâches sur ces ques­tions. Joachim Véliocas rap­pelle que Michel Poniatovski, ministre de Giscard d’Estaing, avait annon­cé le désastre dans un livre pré­mo­ni­toire inti­tu­lé Que sur­vive la France publié en 1990. Poniatowski - Survive France​Voici ce qu’il écri­vait : « Si nous vou­lons voir les choses dégé­né­rer, il suf­fit de les lais­ser suivre leur cours. Le cam­pe­ment afri­cain, tou­jours plus grand, plus vaste, plus illé­gal, gri­gno­te­ra d’abord puis ron­ge­ra avant de faire dis­pa­raitre tout entier le cher vieux pays dont la défaite sera annon­cée du haut des mina­rets de nos nom­breuses mos­quées. » Nous sommes en plein dedans : la France compte déjà une cin­quan­taine de mos­quées avec des mina­rets fonc­tion­nels. Les autres ins­tallent des hauts-par­leurs sur leur toit.

Les inté­gristes ont bien com­pris que les pou­voirs publics ont peur de se mettre à dos une com­mu­nau­té musul­mane deve­nue trop impor­tante. Ils savent qu’ils ne peuvent plus réagir. D’autant que cette com­mu­nau­té repré­sente une manne pour la majo­ri­té en place qui essaye d’avoir les faveurs du vote musul­man. On est donc en face d’un lob­by de poids qui empêche les auto­ri­tés de réagir contre ces appels à la prière illé­gaux.

Pour de nombreux imams, la pandémie qui frappe la France est une opportunité.

Charles ANDRÉ