Et maintenant, préparons-nous à l’impôt Covid

Ça y est, nous voi­là décon­fi­nés (sans guille­mets, le petit Larousse vient d’entériner le terme) ! Certes, ce n’est pas tout à fait le retour à la nor­male : les théâtres, les ciné­mas, les stades, res­tent fer­més, les hôtels res­tau­rants ne sont que res­tric­ti­ve­ment acces­sibles et le masque est deve­nu obli­ga­toire dans nombre d’espaces accueillant du public. Mais nous pou­vons enfin nous éloi­gner de notre domi­cile à plus de 100 kilo­mètres sans auto­ri­sa­tion et même nous rendre à l’étranger à condi­tion de ne pas sor­tir de l’espace SChengen.

Faute d’avoir anti­ci­pé la pan­dé­mie, par son impré­pa­ra­tion, ses ater­moie­ments, sa ges­tion tech­no­cra­tique inef­fi­ciente, sa ver­ti­ca­li­té admi­nis­tra­tive et ses blo­cages régle­men­taires, l’État vani­teux n’a rien vu venir et s’est pris la crise en pleine… figure, dirai-je pour ne pas être gros­sier. Les poli­tiques ont alors géré les consé­quences de leur impé­ri­tie à coup de men­songes pri­vi­lé­giant la dra­ma­ti­sa­tion à l’efficacité afin d’installer la peur dans la popu­la­tion et détour­ner ain­si sa colère. Nous ne revien­drons pas sur les dif­fé­rents épi­sodes de cette ges­tion cala­mi­teuse. Le pro­pos, ici, est d’en poin­ter les consé­quences pour le peuple qui va devoir payer les pots cas­sés.

La France qui se targue d’« avoir le meilleur sys­tème de san­té du monde » s’est mon­trée tota­le­ment inca­pable de faire face à une épi­dé­mie de mau­vaise grippe et ses diri­geants, pris au piège de leur incom­pé­tence, n’ont plus eu d’autre alter­na­tive que le recours au confi­ne­ment strict, pre­nant le risque d’un effon­dre­ment éco­no­mique du pays. Le Premier ministre Édouard Philippe, non sans un cer­tain culot d’ailleurs, nous en avait même « mis en garde » le 28 avril der­nier lors de la pré­sen­ta­tion de son plan de décon­fi­ne­ment devant les dépu­tés. Malheureusement pour les Français, ce n’est pas sur ceux qui ont crée les pro­blèmes qu’on peut comp­ter pour les résoudre.

L’État déjà sur­en­det­té – et insol­vable – a joué au che­va­lier blanc en dis­tri­buant à tout va ses lar­gesses.

Contribuables asso­ciés nous donne les chiffres, ils sont effrayants :
- 24 mil­liards d’euros pour le chô­mage par­tiel (qui indem­nise à 80 % les sala­riés) ;
- 7 mil­liards d’euros pour sou­te­nir les PME et les indé­pen­dants ;
- 3 mil­liards d’euros pour Air France ;
- 350 mil­liards d’euros de garan­tie d’emprunts pour les entre­prises.

Dans le même temps, les ren­trées fis­cales se sont taries.

Toujours selon Contribuables asso­ciés, 43 mil­liards d’euros d’impôts et taxes et 31 mil­liards d’euros de coti­sa­tions sociales man­quaient déjà dans les caisses de Bercy à la mi-avril. En un seul mois de confi­ne­ment, la réces­sion éco­no­mique a atteint 10 % à 12 % et le défi­cit bud­gé­taire 185 mil­liards d’euros, la dette publique s’élevait à 2 740 mil­liards d’euros et le « trou » de la Sécu a atteint la pro­fon­deur de 42 mil­liards d’euros ! Eudes Baufreton, Directeur de Contribuables asso­ciés, déclare : « L’avenir s’assombrit pour les Français ». Et cela n’a rien d’un apho­risme car ces chiffres astro­no­miques ne sont que la par­tie émer­gée de l’iceberg. En effet, le ministre Gérald Darmanin, qui pré­pare le troi­sième pro­jet de loi de finance rec­ti­fi­ca­tif, pré­vient : « Les chiffres sont encore plus impres­sion­nants ». Il y a donc du sou­ci à se faire.

Les Français doivent s’attendre à un matra­quage fis­cal tous azi­muts. Des éco­no­mistes comme Jean-Marc Daniel le disent sans détour : « La sor­tie de crise sup­pose que “la danse sur le vol­can” cesse et que le gou­ver­ne­ment assume un impôt Coronavirus ». Et sur ce point, on peut faire confiance à nos gou­ver­nants, ils assu­me­ront ! S’ils ont été inca­pables de faire face à l’épidémie, ils se mon­tre­ront par­ti­cu­liè­re­ment inven­tifs pour nous sai­gner à toutes les entour­nures. Personne ne sera épar­gné. Les syn­di­cats réclament déjà le retour à l’ISF et trois éco­no­mistes de renom, Camille Landais, Emmanuel Saez et Gabriel Zucman, pro­posent une taxe pro­gres­sive et tem­po­raire sur les 1 % des plus riches euro­péens. Ce ne serait pas la pire des mesures mais il est davan­tage à craindre qu’on s’attaque encore et tou­jours aux classes moyennes et au retrai­tés. La pro­prié­té pri­vée sera une cible de choix. Impôts fon­ciers, taxe sur ceci, taxe sur cela, aug­men­ta­tion de la CSG pour les retrai­tés, sur­taxa­tion des assu­rances-vie, etc. Les « bonnes » idées fusent déjà de toute part. Pas de pénu­rie de ce côté-là !

Pour l’heure, ce sont les planches à billets qui tournent à plein régime. Mais on sait que cette solu­tion de faci­li­té engendre tou­jours de l’inflation. Et l’inflation est tou­jours dévas­ta­trice pour le pou­voir d’achat des plus fra­giles, des sala­riés, des retrai­tés, des petits épar­gnants qui voient leurs éco­no­mies par­tir en fumée. Quand viennent s’ajouter les impôts et taxes, la puni­tion est totale. À l’incompétence de ses gou­ver­nants, aux mesures pré­ci­pi­tées et liber­ti­cides, la France doit main­te­nant faire face au chô­mage et au matra­quage fis­cal. L’année 2020 s’annonce d’ores et déjà comme une annus hor­ri­bi­lis.

Charles ANDRÉ

« L’important n’est pas de convaincre mais de don­ner à réflé­chir. »

5 Commentaires 

  1. Le nou­vel impot gros­bid baisse des salaires

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  2. C’est la fin des hari­cots. Marty Mazamet

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  3. Quand les Francais com­pren­dront que cette ELITE est faite de GUIGNOLS qui n a jamais tra­vaille.
    Pas un ouvrier, pas de cadres ayant bos­sé ne sont pre­sents a l hemi­cycle ou au senat.
    STOP !
    Aux pro­chaines elec­tions : VIRONS LES ! OUVREZ LES YEUX ! VOTONS ! 100% DE VOTANTS ! TOUS JE DIS BIEN : TOUS AUX URNES !
    ET FRANCAIS VOUS VERREZ QUE TOUT CHANGERA PLUS RIEN NE SERA COMME AVANT

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    • Vous croyez encore à l’é­lec­tion donc à l’é­lite et de ce fait à ce sys­tème de vote créé par elle.
      • Soit on le change pour un sys­tème plus juste du type « juge­ment majo­ri­taire » ins­pi­ré des tra­vaux de cher­cheurs fran­çais Balinsky et Laraki qui nous per­met de juger un can­di­dat par une nota­tion de 1 à 7 par exemple, d’ex­cellent à reje­ter, en pas­sant par bien, très bien, pas­sable, etc. Les can­di­dats ayant pas­sé la barre des 50% se ver­ra au second tour. Si aucun ne passe, on repro­pose des can­di­dats. Ainsi toutes les chances seront égales et le peuple aura réel­le­ment choi­si.
      • Soit on passe par un sys­tème réfé­ren­dum du type suisse avec vote blanc comp­ta­bi­li­sé et à un mil­lion de signa­tures pour le déclen­cher (R.I.C.) en créant une Chambre dédiée à cela.
      Donc un sys­tème poli­tique où nous serons acteurs et où celui qui veut s’en­ri­chir par ce biais sera expul­sé et devra rendre des comptes au peuple.
      En plus clair faire une vraie consti­tu­tion du peuple, par le peuple et pour le peuple.

  4. On pen­sait avoir tou­ché le fond sous Hollande ..et bien non .… il y a le fond du fond et c’est sous Macron

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