Fessenheim fermée : revoilà le charbon !

29 sep­tembre 2020 | 2 Commentaires 

Jusqu’à ce que la France bas­cule dans le tota­li­ta­risme vert la condui­sant aux pires absur­di­tés et à la gabe­gie la plus scan­da­leuse, elle pour­voyait sans peine aux besoins d’électricité du pays et se payait même le luxe d’en expor­ter. Grâce à ses cen­trales nucléaires, vitrine de l’excellence fran­çaise, elle pro­dui­sait une élec­tri­ci­té par­mi les moins chères du monde… Et sans jamais le moindre acci­dent, ni le moindre pro­blème.

Seulement voi­là : depuis 40 ans, en dépit du fonc­tion­ne­ment sans faille de son dis­po­si­tif nucléaire, har­ce­lée par la pro­pa­gande éco­lo et le ter­ro­risme vert, la France s’est lan­cée dans un gigan­tesque pro­gramme de sub­ven­tions d’éoliennes et de cap­teurs pho­to­vol­taïques. Le point d’orgue de cet absurde chan­ge­ment de para­digme fut l’arrêt d’autorité des deux réac­teurs de Fessenheim en Alsace. Une cen­trale qui four­nis­sait pour­tant 75% de l’électricité néces­saire à l’Alsace-Lorraine. Et Macron, le fier exé­cu­teur des basses œuvres, ne s’est guère ému des 3 000 per­sonnes méca­ni­que­ment pri­vées d’emploi, direc­te­ment ou indi­rec­te­ment, ain­si que du désert social créé là où se trou­vait une petite ville heu­reuse et pros­père.

Mais cette déci­sion inique subit déjà les retours de bâton : au début de ce mois de sep­tembre, mal­gré des tem­pé­ra­tures net­te­ment au-des­sus des moyennes sai­son­nières, EDF a dû ral­lu­mer ses cen­trales à char­bon ! En effet, notre sys­tème nucléaire bien rôdé pro­fite des mois d’été, peu gour­mands en consom­ma­tion d’électricité, pour effec­tuer la main­te­nance des réac­teurs qui deviennent impro­duc­tifs à tour de rôle. Cela n’a jamais posé le moindre pro­blème jusqu’à pré­sent car nos cen­trales zéro-fumée-zéro-CO2 ont tou­jours pu palier le manque. Mais cette année, avec une cen­trale en moins, il a fal­lu faire l’appoint… en allu­mant des cen­trales ther­miques ! Une situa­tion jamais vue en dehors des vagues de froid en hiver. Complètement ubuesque ! C’est cela la pro­di­gieuse tran­si­tion éner­gé­tique !

Cette fumeuse tran­si­tion, basée uni­que­ment sur l’éolien et le pho­to­vol­taïque, se pour­suit inexo­ra­ble­ment bien que dénon­cée par la Cour des Comptes dans son rap­port de 2018, pour son coût fara­mi­neux et pour son bilan catas­tro­phique. S’il va à son terme, ce pro­gramme coû­te­ra la fara­mi­neuse somme de 121 mil­liards d’euros pris dans la poche des contri­buables. Une dépense aus­si aber­rante qu’inutile.

Si encore cette tran­si­tion vers les éoliennes et le pho­to­vol­taïque avait une action quel­conque sur le réchauf­fe­ment cli­ma­tique – décré­té d’origine anthro­pique – mais ce n’est pas le cas puisque notre pro­duc­tion élec­trique essen­tiel­le­ment nucléaire était et reste entiè­re­ment décar­bo­née. Par contre, le for­cing pour l’imposer per­met aux indus­triels voraces aux méthodes dou­teuses, étran­gers pour la plu­part, de s’enrichir sur le dos des contri­buables grâce aux œuvres des poli­ti­ciens véreux, éco­los ou pas. Et cet enri­chis­se­ment est finan­cé par des taxes spé­ci­fiques qu’on ne cesse d’appliquer sur la fac­ture d’électricité des consom­ma­teurs. Les Khmers verts et leurs alliés d’extrême gauche favo­risent en toute connais­sance de cause ce « biz­ness » juteux où grouillent les entre­prises à la mora­li­té plus que dou­teuse. Tout cela en totale contra­dic­tion avec les argu­ments fal­la­cieux de pro­tec­tion de l’environnement.

Car l’éolien et le pho­to­vol­taïque, contrai­re­ment à ce qu’on nous serine, ont des consé­quences clai­re­ment néga­tives sur le plan éco­lo­gique : la fabri­ca­tion des maté­riels est tout sauf décar­bo­née, les implan­ta­tions sont pol­luantes et, sur­tout, le recy­clage est inexis­tant. Les pales d’éoliennes en fin de vie dont on ne sait que faire sont tout bon­ne­ment enfouies dans le sol. Des décharges « éco­lo­giques » par­ties pour durer des mil­lé­naires. 

Enfouissement d’éo­liennes déclas­sées à Casper, dans le Wyoming (États-Unis).

Le plus rocam­bo­lesque dans l’histoire, c’est qu’EDF, vic­time des réac­teurs de Fessenheim fai­sant défaut, comp­tait naï­ve­ment sur les éoliennes pour faire la jonc­tion durant la période de main­te­nance du mois de sep­tembre. C’était le moins qu’on pou­vait espé­rer compte tenu du prix fara­mi­neux qu’elles ont coû­té aux Français. La preuve serait enfin faite de leur bien fon­dé. Hélas nos mou­lins à vent de paco­tille, vou­lus par des poli­ti­ciens ser­viles pros­ter­nés devant une idéo­lo­gie imbé­cile, n’ont abso­lu­ment pas fonc­tion­né… Il n’y avait pas de vent ! Cocasse, non ?

Charles André

2 Commentaires 

  1. La dic­ta­ture verte .…… et ce n’est que le début, que ce soit sur le plan éco­no­mique ou poli­tique.
    Les incom­pé­tents sont au pou­voir !
    De plus, n’ou­bliez pas que c’est une éco­lo­gie « puni­tive » dont le contri­buable fera les frais.

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  2. On pour­rait aus­si pen­ser que le manque d’élec­tri­ci­té entre le 21 août et le 28 sep­tembre était impu­table à la pénu­rie d’eau dans la Meuse, qui a néces­si­té l’ar­rêt des deux réac­teurs de 1450 MW de Chooz (soit une perte de puis­sance plus impor­tante que celle des deux réac­teurs de 900 MW de Fessenheim) pen­dant toute cette période (https://www.lemondedelenergie.com/ardennes-redemarrage-centrale-nucleaire-chooz/2020/09/28/).
    Ce pro­blème risque fort d’être récur­rent dans les pro­chaines années et jus­ti­fie à lui seul de s’in­ter­ro­ger sérieu­se­ment sur l’op­por­tu­ni­té d’ac­cé­der à la demande insis­tante d’EDF de construire 6 autres EPR, fussent-ils des « small reac­tors ».
    Quant à la fer­me­ture de Fessenheim, je vous invite à vous inté­res­ser au jeu de dupes dont elle a fait l’ob­jet et dont le grand béné­fi­ciaire est… EDF (cf. Le Canard Enchaîné du 9 octobre 2019, en page 5, inti­tu­lé ”Miracle à Fessenheim”, signé Jean-Luc Porquet – https://resistanceinventerre.wordpress.com/2019/10/10/miracle-a-fessenheim/).
    Il serait beau­coup plus décent et plus pro­duc­tif de ces­ser ces pro­cès et ces insultes inutiles, de réflé­chir à notre consom­ma­tion et aux moyens que nous avons de nous mon­trer moins gour­mands en éner­gie, et de pri­vi­lé­gier les moins mau­vaises solu­tions pour répondre à nos besoins.

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