Le Professeur Yves Buisson guère convaincant sur la vaccination

5 jan­vier 2021 | 2 Commentaires 

Le Professeur Yves Buisson, Président du groupe Covid-19 à l’Académie natio­nale de méde­cine, était inter­ro­gé, à la mi-jour­née par la jour­na­liste Christelle Rebière dans RTL midi. Le moins qu’on puisse dire, c’est que ses pro­pos n’ont guère été ras­su­rants dans le cli­mat de sus­pi­cion qui plane aujourd’hui sur les vac­cins dans l’opinion. Voici, en inté­gra­li­té, les réponses qu’il a appor­tées aux ques­tions déran­geantes que les citoyens se posent :

Christelle Rebière : Quand on est vac­ci­né, est-ce qu’on ne contracte pas le virus ?

Yves Buisson : « Dans les études de phase 3 de Pfizer, il a été com­pa­ré la « sur­ve­nue » de la mala­die entre les per­sonnes vac­ci­nées et celles ayant reçu un pla­cé­bo. De là, a été déduit un « taux d’efficacité ». Par contre, dans ces deux groupes, on n’a pas véri­fié si les per­sonnes avaient été conta­mi­nées en fai­sant des tests PCR sys­té­ma­tiques. Dans l’autre vac­cin uti­li­sant la méthode de l’ARN-messager, celui de Moderna, ce test a été réa­li­sé qui a per­mis de mon­trer que dans le groupe vac­ci­né, il y a moins de « por­tage » que dans le groupe pla­cé­bo. Donc, a prio­ri, on contracte moins. »

Un « a prio­ri » qui en dit long sur le taux de cer­ti­tude quant à la pro­tec­tion contre la conta­mi­na­tion. On constate qu’un seul des deux labo­ra­toires s’est livré à des tests en ce sens pour un résul­tat flot­tant : « il y a moins de ». Convenons que c’est un peu léger comme assurance.

C.R. : Est-ce qu’on peut être vac­ci­né et conta­mi­nant (Olivier Véran a avoué qu’on n’en était pas très sûr dans la mati­nale RTL) ?

Yves Buisson : « C’est pro­bable mais reste à déter­mi­ner par des études qui n’ont pas encore été faites. Là, on est encore au tout début. C’est bon signe, ça veut dire que si la vac­ci­na­tion réduit le por­tage du virus au niveau de l’arbre res­pi­ra­toire, on peut ima­gi­ner que les per­sonnes vac­ci­nées seront mois trans­met­teuses de ce virus. »

À nou­veau, des réponses peu ras­su­rantes : « c’est pro­bable », « on peut ima­gi­ner », « les études n’ont pas encore été faites »… Avec de tels argu­ments, les zéla­teurs de la vac­ci­na­tion perdent en cré­di­bi­li­té et la popu­la­tion est en droit de se poser des ques­tions, voire de douter.

C.R. : Si on a été malade, peut-on et doit-on se faire vacciner ?

« Yves Buisson : « Si on a été malade au Covid, on a une immu­ni­té qui va durer plu­sieurs mois. Il n’est pas néces­saire de se faire vac­ci­ner dans un pre­mier temps. On recom­mande aux per­sonnes ayant été malades du Covid d’attendre au moins 3 mois pour se faire vac­ci­ner. »

C.R. : Au Royaume Uni, débor­dé par les cas de Covid, on va dans l’immédiat n’injecter qu’une seule dose. BioNtech affirme que l’efficacité du vac­cin ne sera plus garan­tie. C’est un risque ?

« Yves Buisson : « Oui, c’est un risque : les taux d’efficacité qui ont été déduits des études de phase 3 reposent sur l’injection de 2 doses donc l’efficacité de cette vac­ci­na­tion est très infé­rieure à celle pré­vue. »

C.R. : Est-ce qu’on est sûr aujourd’hui que les vac­cins peuvent faire face à la muta­tion du virus, celle dont on parle notam­ment en Grande Bretagne ?

« Yves Buisson : « C’est tou­jours dif­fi­cile de dire qu’on est sûr. Pour l’instant, on a aucun élé­ment scien­ti­fique per­met­tant de redou­ter que ces mutants résistent à la réponse immu­ni­taire post vac­ci­nale. »

Yves Buisson et ses confrères devrait pour­tant « redou­ter » la résis­tance des virus mutants à la vac­ci­na­tion et se pré­pa­rer à y répondre. C’est le propre de la démarche scien­ti­fique telle que l’a rap­pe­lé Albert Jacquard : « La démarche scien­ti­fique n’utilise pas le verbe croire ; la science se contente de pro­po­ser des modèles expli­ca­tifs pro­vi­soires de la réa­li­té ; et elle doit être prête à les modi­fier dès qu’une infor­ma­tion nou­velle apporte une contra­dic­tion. » (Petite phi­lo­so­phie à l’usage des non-phi­lo­sophes ; 1997)

C.R. : Sait-on com­bien de temps va durer l’immunité pro­cu­rée par le vaccin ?

« Yves Buisson : « Non, cela est encore une incon­nue. On ne peut pas le savoir, on n’a pas de recul. On peut seule­ment obser­ver la mon­tée des anti­corps et grâce à des modèles mathé­ma­tiques, on peut savoir que, lorsque les anti­corps sont arri­vés à un cer­tain taux, il vont décroître pro­gres­si­ve­ment et que les anti­corps “neu­tra­li­sants” vont durer au moins 6 mois, peut-être un an, peut-être plus mais il fau­dra du recul pour pou­voir le pré­ci­ser. »

Le prin­ci­pal inté­rêt d’un vac­cin, c’est l’immunité à long terme. On vac­cine les nour­ris­sons pour les pro­té­ger à vie, à quelques rap­pels près. Une immu­ni­té à 6 mois n’a aucun inté­rêt. Ce que Christelle Rebière s’est empres­sée de faire observer.

C.R. : Si c’est 6 mois, ce qui est extrê­me­ment court, on ne va jamais en sor­tir. Va-t-on devoir se faire vac­ci­ner tout le temps ?

« Yves Buisson (bot­tant en touche) : « L’essentiel, c’est déjà de contrer l’épidémie c’est à dire d’avoir une cou­ver­ture vac­ci­nale le plus rapi­de­ment pos­sible à un taux supé­rieur à 60 % de la popu­la­tion […] en espé­rant que le virus mutant anglais qui a une plus grande trans­mis­si­bi­li­té ne nous oblige pas à une cou­ver­ture vac­ci­nale à 80 %, ce qui est pos­sible. »

En résu­mé : même vac­ci­né,
1) il est pro­bable qu’on soit conta­mi­nant,
2) que l’immunité pro­cu­rée par le vac­cin n’excèdera pas 6 mois à 1 an et
3) qu’il y a risque que les vac­cins ne soient pas effi­caces sur les virus mutants.

Ça fait quand même beaucoup d’incertitudes et autant de handicaps pour ces vaccins !

Surtout que la mala­die peut être trai­tée très faci­le­ment et effi­ca­ce­ment. L’Institut des sciences bio­mé­di­cales de la Georgia State University pro­pose l’anti­vi­ral, MK-4482 /​EIDD-2801 ou Molnupiravir, capable de sup­pri­mer com­plè­te­ment la trans­mis­sion du virus dans les 24 heures et l’Agence Fédérale Médicale et Biologique en, Russie, annonce un médi­ca­ment dont les essais pré-cli­niques ont démon­tré une effi­ca­ci­té à 99 %. C’est le pre­mier médi­ca­ment qui attaque direc­te­ment le virus. Sans oublier, bien sûr, l’hydroxy­chlo­ro­quine… inter­dite en France depuis jan­vier 2020.

Alors, plu­tôt que de se pré­ci­pi­ter tête bais­sée sur des vac­cins à l’efficacité dou­teuse, n’est-il pas plus rai­son­nable d’attendre et, si conta­mi­na­tion il y a, de se soi­gner avec des médi­ca­ments dont l’efficacité est démon­trée ?

Charles André

2 Commentaires 

  1. Pour résu­mer, on a autant de cer­ti­tude que le SEXE DES ANGES (sou­rire agacé)

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    • J’espère qu’un jour la jus­tice sera sai­sie sur l’in­ter­dic­tion de l’hydroxychloroquine

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