L’écologie jusqu’à l’absurde

26 jan­vier 2021 | 4 Commentaires 

Il appa­raît de plus en plus au grand jour que, l’écologie étant deve­nue le che­val de bataille des poli­ti­ciens de tout bord pour assou­vir leurs ambi­tions per­son­nelles, les diri­geants du monde se sont engouf­frés dans des voies tota­le­ment insen­sées en matière de pro­duc­tion énergétique.

Deux dogmes « verts » – le nucléaire est dan­ge­reux et les éner­gies fos­siles sont pol­luantes –, les ont ame­nés à faire des choix absurdes en termes de coût, d’efficacité, de ren­de­ment, d’incidence envi­ron­ne­men­tale et, le comble, en termes d’écologie !

Leur poli­tique d’abandon de l’industrie nucléaire de l’électricité, fon­dée sur le rem­pla­ce­ment des moyens de pro­duc­tion fiables et pilo­tables par des sources inter­mit­tentes comme l’éolien, com­mence à faire la démons­tra­tion de son carac­tère insen­sé. Tout par­ti­cu­liè­re­ment en périodes froides anti­cy­clo­niques, à l’instar de celle que nous tra­ver­sons en ce moment, carac­té­ri­sée par le manque de vent. Les hideuses éoliennes ne pro­duisent alors pas d’électricité. En ce moment, en France, pour une puis­sance ins­tal­lée voi­sine de 14 000 MW, les éoliennes four­nissent 946 MW seule­ment ! Même pas 1% du total de la consom­ma­tion élec­trique du pays (voir notre article du 16 jan­vier : Les éco­los, une catas­trophe éco­lo­gique).

Mais l’absurdité des poli­tiques éco­lo­gistes ne s’arrête pas là. Dans les pays froids comme la Suède, la Norvège ou encore le Canada, les éoliennes ne servent pra­ti­que­ment à rien car elles sont confron­tées au givrage des pales qui les empêche de tour­ner. Alors, pour remé­dier au pro­blème, on emploie les grands moyens : le dégi­vrage par héli­co­ptère ! De l’eau est chauf­fée (pen­dant toute la nuit) par un camion citerne spé­cial équi­pé d’un brû­leur fioul de 260 kW. À l’aube, les 44 mètres cube d’eau à 60 degrés ain­si pro­duits sont pul­vé­ri­sés par un héli­co­ptère qui fait de mul­tiples navettes entre le camion et les mou­lins à vent givrés. À rai­son de 850 litres (capa­ci­té du réser­voir sus­pen­du) d’eau par voyage, cela repré­sente 52 rota­tions au moins soit 2 heures de tra­vail au bas mot (si le camion n’est pas trop éloigné).

Pour effec­tuer l’opération, trois per­sonnes sont néces­saires : le pilote de l’hélicoptère, l’opérateur qui com­mande le pul­vé­ri­sa­teur à l’aide d’une télé­com­mande et le chauf­feur du camion qui rem­plit le réser­voir sus­pen­du. Les bilans finan­cier et éco­lo­gique sont catas­tro­phiques. Jugez plu­tôt :
• loca­tion d’un héli­co­ptère avec pilote (mini­mum 800 €/​h) ;
• loca­tion d’un camion spé­cial avec chauf­feur (mini­mum 250 € la 1/​2journée) ;
• loca­tion d’un pul­vé­ri­sa­teur avec opé­ra­teur (tarif non connu).

Soit 3450 € la demi-jour­née (hors coût de la pul­vé­ri­sa­tion). Sachant qu’une éolienne n’est jamais iso­lée mais fait tou­jours par­tie d’un « parc éolien », plu­sieurs héli­co­ptères sont sans doute néces­saires. Cette opé­ra­tion de dégi­vrage inco­hé­rente doit donc coû­ter plu­sieurs dizaines de mil­liers d’euros par jour pour un seul parc. À mul­ti­plier par le nombre de jours de grand froid. Imaginez la dépense chaque hiver. Qui paye ?… Le consom­ma­teur, évi­dem­ment ! L’écologie, quand elle est inco­hé­rente à ce point, revient déci­dé­ment très cher au gogo qui croit au dis­cours fal­la­cieux de la pla­nète en dan­ger. Mais le plus fou, c’est le bilan éco­lo­gique désas­treux de cette incon­grui­té. En effet, plu­sieurs brû­leurs fioul de 260 kW qui tournent chaque nuit et des héli­co­ptères qui prennent le relais chaque matin (100 à 140 litres de kérosène/​heure), cela repré­sente des tonnes de CO2, clas­si­fié « cri­mi­nel » par les inté­gristes verts, dans l’atmosphère ! Sans oublier le gly­col (un corps gras) ajou­té à l’eau chaude pour empê­cher l’adhérence d’une nou­velle couche de givre après net­toyage, dis­per­sé géné­reu­se­ment dans l’environnement.

L’absurdité éco­lo­gique de la situa­tion a ame­né les construc­teurs à ima­gi­ner des sys­tème moins coû­teux et moins « impac­tants » pour l’environnement. Un pro­jet finan­cé par l’UE a déve­lop­pé une solu­tion inno­vante com­bi­nant ultra­sons et ondes de basse fré­quence pour dégi­vrer et pré­ve­nir le dépôt de glaces sur les pales des éoliennes. Au Canada, on souffle de l’air chaud le long des pales ou à l’intérieur (puisqu’elles sont creuses). On expé­ri­mente aus­si l’utilisation de drones géants, une solu­tion à la fois plus rapide et plus sûre que l’envoi de per­son­nels dans une nacelle élé­va­trice et moins coû­teuse que l’hélicoptère. Mais quel que soit le pro­cé­dé, il s’agit de consom­mer de l’énergie pour pou­voir en pro­duire… Sans cer­ti­tude et sans adé­qua­tion avec les besoins ! L’irrationnel reste de mise.

Voilà la triste réalité de l’éolien

Une réa­li­té qui se tra­duit par l’absurde obli­ga­tion de ral­lu­mer les vieilles cen­trales à char­bon pour palier l’inefficience de ces éner­gies dites « renou­ve­lables » et la menace de cou­pures d’électricité. Une réa­li­té qui vient balayer tous les men­songes per­pé­trés depuis des années par les pro­mo­teurs de l’éolien – dont l’agence de mai­trise de l’énergie (ADEME) – qui nous vantent abu­si­ve­ment les mil­liers de foyers poten­tiel­le­ment ali­men­tés par chaque nou­velle éolienne implan­tée en affir­mant qu’il y aura tou­jours du vent quelque part. Ce qui leur per­met de jus­ti­fier un déploie­ment dit « foi­son­nant » pour garan­tir la pro­duc­tion du parc éolien fran­çais. Plus il y en aura, plus on aura de chance d’avoir du jus. Imparable… Et affolant !

Cette stra­té­gie irres­pon­sable a pour­tant été actée par la signa­ture de la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE). Le gou­ver­ne­ment a non seule­ment sacri­fié l’indépendance de la France, sa liber­té d’action et son sta­tut de grande puis­sance mais en plus, comme le prouvent les annonces de RTE et de Mme Pompili, il a désor­mais mis en dan­ger la sécu­ri­té du territoire.

Vive l’écologie !

Charles ANDRÉ

4 Commentaires 

  1. L’écologie n’est plus une science mais un dogme, une reli­gion.
    Celui qui ne croit pas à ce dogme devra être éli­mi­né, comme ceux qui au moyen âge qui ne croyaient pas à Jésus.
    Il ne faut pas oublier le plus grand éco­lo­giste du Monde appe­lé POL POT qui a détruit tous les pro­grès scien­ti­fiques et tech­niques au Cambodge pour faire reve­nir le peuple vers des valeurs non pol­luantes, culti­ver la terre à la houe, et pécher avec un mor­ceau de ficelle, et dor­mir à même le sol. Maitre Hulot et Pompilis ne sont que des nains par rap­port à POL POT.
    Bonne chance à l’humanité !

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  2. Sans oublier le réchauf­fe­ment cli­ma­tique que l’on met sur le dos de l’homme dans sa pro­duc­tion de CO2 !

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    • Les avions ne pol­luent pas, les bateaux non plus, la voi­ture oui !
      La preuve par le confi­ne­ment : la pol­lu­tion n’a bais­sé que de 1%.
      Merci
      Ce n’est plus de l’é­co­lo­gie c’est l’as­ser­vis­se­ment par la culpa­bi­li­té
      2000 ans on a donné

  3. Éolienne, Dette, Cov19, Vaccin, République = ESCROQUERIE !

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