Panne des numéros d’urgence, le naufrage français se poursuit !

4 juin 2021 | Aucun com­men­taire

Après une car­rière dans l’en­tre­prise, notam­ment la banque, Charles Sannat, crée un site d’é­veil et de réin­for­ma­tion, Insolentiæ, qui pro­pose un « décryp­tage intel­li­gent, sati­rique et humo­ris­tique de l’ac­tua­li­té éco­no­mique ».
Charles Sannat publie aujourd’­hui un édi­to­rial certes intel­li­gent, mais guère humo­ris­tique, à pro­pos de la lourde panne des numé­ros d’ur­gence d’hier. Nous le repro­dui­sons ci-des­sous car nous n’a­vons pas un mot à chan­ger.
Tout cela est en fait triste à en pleurer.

Mes chères imper­ti­nentes, chers impertinents,

Vous assis­tez depuis main­te­nant au moins 20 ans au déman­tè­le­ment en règle de notre pays et de ce qui en fai­sait son archi­tec­ture et sa colonne ver­té­brale. Un pays ce n’est pas qu’une admi­nis­tra­tion et une popu­la­tion. Un pays, c’est bien plus que cela et sans même entrer dans ce qui fait l’âme des nations, idée que je pré­fère net­te­ment à l’identité natio­nale, un pays, c’est aus­si une struc­ture, une orga­ni­sa­tion, des moyens, des tech­niques et au bout de la chaîne des gens, hommes et femmes qui le font tour­ner. Pour qu’un État dis­pose de moyens, figu­rez-vous qu’il faut qu’il dis­pose de… moyens ! Sacrée lapa­lis­sade. Il faut qu’un État soit « armé », équi­pé, pourvu.

L’objectif à peine inavoué des générations de mamamouchis qui nous ont dirigés à l’insu de notre plein gré est de démanteler ce qui fait la puissance de l’État français pour organiser l’impuissance de la France

En orga­ni­sant l’impuissance de la France, on espère qu’un jour le peuple, las­sé, appelle à la puis­sance de l’Europe. C’est dans ce rêve euro­péen que réside le cau­che­mar de notre pays et donc des nations. Depuis 20 ans, nous déman­te­lons tout ce qui fonc­tion­nait.
EDF ? Démantelé.
• France Télécom ? Démantelé.
SNCF ? Démantelé et désor­mais on joue à et si les trains étaient pri­vés… Aucun pays n’a réus­si à lais­ser au pri­vé les lignes de che­mins de fer, car cela demande beau­coup trop de capi­taux, en fait les trains ne sont jamais vrai­ment ren­tables. C’est un ser­vice public. Pas un mar­ché pri­vé.
• L’éducation aus­si est en train de se faire pri­va­ti­ser, la san­té, tout y passe, même la police puisque désor­mais, ce sont des socié­tés pri­vées qui font rou­ler les voi­tures appe­lées « sul­fa­teuses à PV ».

Alors évi­dem­ment tout s’effondre, tout marche de moins en moins bien car, en fait, tout le monde s’en fiche que cela marche ou pas.

Le seul objec­tif c’est le pro­fit à court terme pour le pro­chain tri­mestre en bourse !

• Il s’agit de la plus grande destruction des nations jamais organisée en période de paix et autrement que par la guerre.
• Il s’agit de la plus grande trahison des peuples par ses élites corrompues, massivement et partout.
• Il s’agit du plus grand hold-up en bande organisée par quelques centaines d’hyper-milliardaires.

Alors il est logique que tout s’effondre, et tout cela était pré­vi­sible. Partout. Dans tous les secteurs.

• Nous avons ouvert les frontières aux produits des pays low-cost. Il était prévisible que nous perdions nos usines.
• Nous allons ouvrir nos frontières aux voitures électriques chinoises. Il est prévisible que nous perdions nos usines de voitures !
• Nous avons ouvert à la concurrence l’électricité ? Ses prix explosent et les infrastructures ne suivent plus.
• Nous avons ouvert à la concurrence la SNCF. Il n’y a plus rien qui fonctionne et la SNCF est un naufrage industriel. Aucun cheminot français ne tiendrait une journée au Japon.

Partout vous contem­plez ce désastre. Jusqu’à hier, où nous ne pou­vions plus appe­ler les pom­piers ou la police !

60 % de dépenses publiques. 60 !!!
Une dette de 130 % du PIB.
Des défi­cits de 10 % du PIB.
Des mil­liards d’euros dépen­sés chaque année.
Et nous ne sommes même plus capables de main­te­nir une infra­struc­ture télé­com digne de ce nom.
Il n’y a là rien d’isolé.

Cela fait deux ans que, chez moi, le fil de la ligne aérienne qui me « donne » l’ADSL est défec­tueux. Deux ans sans inter­net ni télé­phone dès qu’il y a du vent, de l’orage, de la pluie, ou une tour­te­relle qui a l’excellente idée de se poser sur le fil et de le faire bou­ger. Deux ans, et rien. Des appels, des cour­riers, rien, tout le monde s’en fout, plus per­sonne ne sait quoi faire et dépla­cer une nacelle c’est trop cher… On ne monte plus à l’échelle. Pas grave, faites des signaux de fumée, mais en haut débit !!!

Panne des numé­ros d’urgence : « Cet inci­dent était pré­vi­sible », déplore le porte-parole de l’Association des méde­cins urgen­tistes de France

Christophe Prudhomme, porte-parole de l’Association des méde­cins urgen­tistes de France, dénonce un acci­dent qui aurait pu être anti­ci­pé, et pointe l’État, qui n’a pas pris « ses res­pon­sa­bi­li­tés » dans cet article très juste de France Info ici.

« Ce qui domine aujourd’hui chez nous, c’est une grande colère, parce que cet inci­dent était pré­vi­sible. Depuis de nom­breuses années, nous insis­tons sur le fait qu’avec la mul­ti­pli­ca­tion des opé­ra­teurs, la libé­ra­li­sa­tion des télé­com­mu­ni­ca­tions, nos sys­tèmes ne sont pas sécu­ri­sés. D’autre part, ils ne sont pas dimen­sion­nés à la hau­teur de ce qu’on sou­haite. En 2015, lors des atten­tats, les stan­dards avaient été satu­rés. On nous avait pro­mis des amé­lio­ra­tions qui n’ont pas été mises en œuvre. Lors de la pre­mière vague de l’épidémie du coro­na­vi­rus, en 2020, la ministre de la Santé de l’époque, Agnès Buzyn, a inci­té l’ensemble de la popu­la­tion à appe­ler le 15. Moi, j’étais de garde ce jour-là. A 20 heures, elle passe au jour­nal télé­vi­sé, à 22 heures, notre stan­dard explose. On a un sys­tème qui n’est abso­lu­ment pas sécu­ri­sé. On a libé­ra­li­sé les télé­coms, nous n’avons plus d’opérateurs d’État unique, et on n’a abso­lu­ment pas géré le fait qu’en cas d’incident, il nous fal­lait un sys­tème de secours. Ce sys­tème de secours n’existe pas aujourd’hui, donc il va fal­loir inves­tir. Il y a un sous-inves­tis­se­ment dans les ser­vices publics essen­tiels que sont le 15, le 18 et le 17 ».

Une panne de cette ampleur était-elle prévisible ?

« Oui, elle était pré­vi­sible. Je le répète depuis des années. J’ai vécu la période de France Télécom, des PTT, d’un opé­ra­teur public unique. C’était notre inter­lo­cu­teur, nous pou­vions dis­cu­ter avec lui de la sécu­ri­sa­tion de notre sys­tème. Aujourd’hui, nous avons plu­sieurs opé­ra­teurs, quatre grands opé­ra­teurs, c’est très com­pli­qué pour nous. Et l’Etat n’a pas pris ses res­pon­sa­bi­li­tés et n’a pas impo­sé à ces opé­ra­teurs des inves­tis­se­ments pour assu­rer la sécu­ri­té des secours de la popu­la­tion. Aujourd’hui, le sys­tème télé­pho­nique est pilo­té par infor­ma­tique. On sait que l’informatique nous apporte de grands béné­fices, mais que ce sont des sys­tèmes fra­giles et qu’il faut abso­lu­ment, pour des mis­sions qui sont des mis­sions essen­tielles pour la popu­la­tion, s’assurer d’une sécu­ri­sa­tion du sys­tème. Et pour cela, il faut des inves­tis­se­ments lourds. Mais entre l’Etat qui nous demande des éco­no­mies et des opé­ra­teurs télé­pho­niques qui ne pensent qu’à gagner les parts de mar­ché, on ne sécu­rise pas les numé­ros essen­tiels pour la sécu­ri­té de la popu­la­tion. Et ça, c’est scan­da­leux ».
Christophe Prudhomme a rai­son. Totalement.

Mais l’État se fiche de la popu­la­tion comme d’une guigne, d’ailleurs si les mama­mou­chis pou­vaient ne pas avoir de popu­la­tion à diri­ger cela les arran­ge­raient dans une large mesure.
La réa­li­té c’est que l’État ne prend pas soin des gens, la réa­li­té, c’est que l’État, monstre froid, mal­traite la popu­la­tion dont il devrait prendre soin.

Ce qui se passe avec la pan­dé­mie, les men­songes sur les masques, sur la dan­ge­ro­si­té du virus, sur les trai­te­ments, sur les effets secon­daires des vac­cins, du nuage de Tchernobyl à toutes les cara­bis­touilles publiques, l’État ne suit jamais le bien des gens mais son inté­rêt.
Et son inté­rêt c’est faire émer­ger l’Europe et pour construire les États-Unis d’Europe, il fau­dra réduire au rang de simple pro­vince ce que l’on appe­lait autre­fois des nations.
C’est ce qu’a fait avec une immense réus­site Emmanuel Macron der­nier ava­tar d’un sys­tème. La des­truc­tion de l’ENA ou de la pré­fec­to­rale, par­ti­cipe de cette même néces­si­té et volon­té de des­truc­tion de ce qui fait fonc­tion­ner notre pays.

C’est pour cette rai­son que nous nous effon­drons.
Une fois détruit tout ce qui marche, il ne faut pas s’étonner que plus rien ne marche.
Ce que je vou­lais vous dire avant tout, c’est que c’est volon­taire. C’est voulu.

Vive la France.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas per­du.
Préparez-vous !

Charles SANNAT

[ Source ]

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