Nice Acropolis : Christian Estrosi se tire une balle dans le pied

Mais quelle mouche a piqué Christian Estrosi ?

Christian Estrosi est en cam­pagne pour conser­ver son fau­teuil de maire de Nice depuis bien long­temps déjà. Il use et abuse de toutes les ficelles du métier en par­ve­nant par exemple à Estrosi fait finan­cer sa cam­pagne par les contri­buablesEstrosi fait finan­cer sa cam­pagne par les contri­buables.

Il n’a­vait qu’à se lais­ser por­ter par tous les réseaux asso­cia­tifs sub­ven­tion­nés, par la presse locale mani­fes­te­ment acquise, et l’af­faire était pliée.

Une réélection dans un fauteuil…

Ce dimanche 20 jan­vier 2020, Christian Estrosi sacri­fie à la népo­tique et conve­nue céré­mo­nie des vœux. La rou­tine. Ses afi­cio­na­dos sont là, comme tous les ans. Ils attendent néan­moins un peu de répit dans les tra­vaux omni­pré­sents qui com­pliquent leur vie depuis plu­sieurs années. Un peu de répit dans les impôts locaux. Un peu de répit dans l’en­det­te­ment. Au lieu de tout cela, le maire actuel annonce qu’il va raser le théâtre natio­nal de Nice ain­si que le Palais Acropolis.

Glup !

Ce n’est pas vrai ! Nous ne sommes que le 20 jan­vier et bien loin encore du 1er avril. Raser Acropolis ? Mais pour­quoi donc ?

Ce Palais est l’une des fier­tés des Niçois où ils se rendent à maintes occa­sions.

Nice Acropolis

Nice Acropolis

Nice Acropolis

Nice Acropolis

Nice Acropolis

Ce dia­po­ra­ma est issu du site offi­ciel de Nice Acropolis, www.nice-acropolis.com, qui pré­cise notam­ment :

Situé au centre de Nice, à quelques pas de la vieille ville, des grandes artères com­mer­çantes et de l’aéroport inter­na­tio­nal, Acropolis est un centre de congrès et d’expositions unique en son genre.
Acropolis est un com­plexe regrou­pant un Palais des Congrès et un Palais des Expositions, sur une sur­face de près de 38000m².
Œuvre des archi­tectes Buzzi, Bernasconi et Baptiste, le Palais des Congrès Nice Acropolis a ouvert ses portes en 1984 et a été inau­gu­ré en mai 1985 lorsque le pres­ti­gieux audi­to­rium Apollon a été ache­vé. Son envi­ron­ne­ment a été soi­gneu­se­ment étu­dié : jar­dins, jets d’eau et de nom­breuses œuvres d’art expo­sées à l’extérieur du bâti­ment.

Christian Estrosi nous explique pour­tant que c’est au nom de… l’é­co­lo­gie (!) qu’il rase­ra ce bâti­ment. Son ancien pre­mier adjoint, Benoît Kandel, se « demande si Christian Estrosi n’a pas été envoû­té par Greta Thunberg ».

Christian Estrosi nous explique qu’il était déjà éco­lo en 2012, et c’est pro­ba­ble­ment la rai­son pour laquelle il bétonne toute la plaine du Var.

Nice - Paline du Var - Ikéa

L’opposition fait ses choux gras de ce que Nice Matin désigne comme une lubie. Le can­di­dat d’op­po­si­tion le plus en pointe, Philippe Vardon, ne laisse pas pas­ser l’oc­ca­sion : « Ces tra­vaux mas­sifs, répé­ti­tifs, n’en finissent plus de trau­ma­ti­ser la ville. Les Niçois, et notam­ment les habi­tants du centre, aspirent désor­mais à un peu de tran­quilli­té et à une cité apai­sée.
Bien sûr, Christian Estrosi n’a pas avan­cé le moindre chiffre concer­nant le coût de cette nou­velle folie. Il semble évident que ces nou­veaux tra­vaux rime­ront avec de nou­veaux impôts, et que c’est encore la dette qui conti­nue­ra de se creu­ser aus­si.» et il conclut : « Christian Estrosi ne se veut plus un maire-bâtis­seur mais désor­mais un maire-démiurge.»

Les pro­prié­taires des deux hôtels voi­sins ont appris dans Nice Matin que la démo­li­tion du théâtre natio­nal et du Palais Acropolis incluait éga­le­ment la des­truc­tion de leurs éta­blis­se­ments !

Glup !

Face à ce tol­lé una­nime, le direc­teur de cam­pagne ras­sure : « Tout sera mené dans la concer­ta­tion et le consen­sus » et de pré­ci­ser : « C’est un pro­jet du can­di­dat Estrosi, pas du maire !» Comprenne qui pour­ra.

Massimo Luce