La 5G incompatible avec l’écologie

La 5G, c’est la révo­lu­tion numé­rique. C’est l’internet à haut débit par­tout et sans fil. C’est l’amélioration de la qua­li­té des vidéos et des jeux en ligne mais c’est sur­tout le moyen atten­du pour le déve­lop­pe­ment de la voi­ture auto­nome ou encore de la télé­chi­rur­gie. Bref, c’est l’universelle pana­cée pour les afi­cio­na­dos du tout connec­té.

En France, les fré­quences devraient être attri­buées au prin­temps pro­chain et les pre­mières antennes devraient appa­raître dans nos villes à la fin de cette année.

Mais quid de l’impact écologique de cette merveilleuse avancée technologique ?

Étrangement, les marion­net­tistes qui mani­pulent le cyborg Greta Thunberg ne poussent pas leur jouet dans la lutte contre la 5G. Or, ce pro­grès tech­no­lo­gique s’avère déjà comme un désastre éco­lo­gique en puis­sance. C’est pour­quoi cer­taines asso­cia­tions envi­ron­ne­men­tales, comme les ONG Agir pour l’environnement ou encore Priartem, s’en inquiètent déjà : celles-ci viennent de dépo­ser un recours devant le Conseil d’État et réclament une étude pour éva­luer les risques de la 5G.

• Premier reproche, et pas des moindres : l’énorme hausse de la consom­ma­tion élec­trique induite par le sys­tème lui-même et la plé­thore de nou­veaux ser­vices qui vont l’exploiter rapi­de­ment. Selon les ONG contes­ta­taires, la sur­con­som­ma­tion éner­gé­tique équi­vau­drait à la pro­duc­tion de deux réac­teurs nucléaires rien qu’en France ! À l’heure où l’on condamne Fessenheim pour plaire à ces mêmes éco­lo­gistes, le para­doxe est aus­si énorme que cocasse. Combien de mou­lins à vent fau­dra-t-il implan­ter pour com­pen­ser la perte de ce réac­teur et les nou­veaux besoins en élec­tri­ci­té qui se pro­filent ? L’écologie a une logique très dérou­tante.

• Autre reproche : l’installation en très grand nombre d’antennes émet­trices serait un risque poten­tiel sur la san­té. En effet, la 5G se base sur des ondes extrê­me­ment courtes (mil­li­mé­triques) et la haute fré­quence (3,4 à 3,8 GHz) pour trans­por­ter de grandes quan­ti­tés de don­nées. Par consé­quence tech­nique inhé­rente, ces fré­quences ne sont por­tées que sur de très courtes dis­tances. D’où la néces­si­té de déployer une infi­ni­té d’antennes relais. Cécile Dubarry, la direc­trice de l’Arcep, inter­ro­gée par Reporterre refuse de s’avancer sur des chiffres pré­cis : « C’est dif­fi­cile à dire. Les opé­ra­teurs peuvent aus­si uti­li­ser les bandes de fré­quences pour les­quelles ils ont déjà des auto­ri­sa­tions d’usage afin d’éviter de mul­ti­plier le nombre d’antennes ». Magnifique langue de bois ! Qui peut croire que les opé­ra­teurs vont vendre de la 5G qui ne fonc­tion­ne­rait pas cor­rec­te­ment. Il se mur­mure, dans les milieux auto­ri­sés, que le ratio serait au mini­mum de quatre antennes 5G pour une 4G et bien davan­tage lorsque la voi­ture auto­nome sera en ser­vice.Antennes hertziennes
• Dernier reproche : cette nou­velle tech­no­lo­gie va rendre l’ancienne (la 4G) tota­le­ment obso­lète et les consom­ma­teurs vont se pré­ci­pi­ter pour chan­ger de télé­phone por­table – nos chers ché­ru­bins qui défilent pour le cli­mat en tête de pelo­ton, évi­dem­ment – afin d’être au top de la « bran­chi­tude ». Je suis climatDes mil­liards d’appareils encore bons pour le ser­vice seront délais­sés sans qu’on sache bien où ils vont finir. Beaucoup atter­ri­ront sur le conti­nent afri­cain où des mil­liers d’ouvriers démontent chaque jour les appa­reils élec­tro­niques venus d’Europe, mal­gré les fumées toxiques et les sub­stances chi­miques que cela dégage. Composants électroniques - métaux lourdsCar le recy­clage est deve­nu le busi­ness juteux des tra­fi­quants qui détruisent la pla­nète sans ver­gogne et en toute impu­ni­té. Toutes les éco-taxes qu’on nous inflige ne met­tront jamais fin à ce tra­fic-là !

Des enquê­teurs spé­cia­li­sés de la gen­dar­me­rie fran­çaise, des doua­niers et des experts inter­na­tio­naux ont mené l’enquête dont Coraline Salvoch et Alain Pirot ont tiré un film pour France 5 :

Aussi, le débat sur la 5G ne fait que com­men­cer. Logiquement, on ne peut adu­ler Greta Thunberg et faire tout le contraire de ce qu’elle recom­mande. Où alors, ce serait faire la preuve que la pré­oc­cu­pa­tion éco­lo­gique n’est qu’une vaste tar­tuf­fe­rie.

Il est quand-même heu­reux de consta­ter que ce débat dépasse nos fron­tières. On le trouve très pré­sent en Suisse et même aux États-Unis. Dès lors, si l’avenir de la pla­nète est un réel sou­ci des peuples et de leurs diri­geants et que l’avènement de la 5G est appré­hen­dé sous tous ses aspects, y com­pris les plus néga­tifs, il se pour­rait que la voi­ture auto­nome ne soit pas pour tout de suite…

Charles André

« L’important n’est pas de convaincre mais de don­ner à réflé­chir. »