Chloroquine : série noire

La chlo­ro­quine, dont il est abon­dam­ment fait men­tion ces temps-ci, n’est fabri­quée en France que dans une seule usine : celle du groupe Famar de Saint-Genis-Laval qui… qui est en redres­se­ment judi­ciaire !

Un sinistre feuilleton qui nous fait honte

La Croix, le 15 jan­vier 2007

KKR rachète les entreprises pour les mettre au régime

L’été der­nier [com­prendre été 2006], KKR a fait une appa­ri­tion remar­quée en France avec le rachat des Pages jaunes à France Télécom. Le groupe a aus­si lor­gné sur Vivendi, offre qui, si elle avait abou­ti, aurait été la plus grosse affaire de l’his­toire de ce fonds d’in­ves­tis­se­ment pri­vé. Aux États-Unis, Kohlberg Kravis Roberts est à la fois une légende et une étoile de la finance. Sa tech­nique fas­cine autant qu’elle effraie.

L’Usine Nouvelle, le 5 juillet 2017

Le sous-traitant Famar en difficulté, redressement judiciaire possible pour l’usine de Lyon

Le groupe grec Famar, sous-trai­tant de l’industrie phar­ma­ceu­tique pour la pro­duc­tion de médi­ca­ments, serait en grandes dif­fi­cul­tés et pro­po­se­rait la vente de ses 12 usines, dont 4 en France, selon les syn­di­cats. Celle de Lyon ferait de son côté l’objet d’une pos­sible pro­cé­dure de redres­se­ment judi­ciaire.

Communiqué Delpharm-Famar du 18 novembre 2019

Delpharm et Famar annoncent l’acquisition par Delpharm de cinq sites Famar en France, au Canada et aux Pays-Bas

Delpharm et le groupe Famar sont heu­reux d’an­non­cer l’ac­qui­si­tion par Delpharm de 5 sites de fabri­ca­tion appar­te­nant à Famar, en France, au Canada et aux Pays-Bas.
La tran­sac­tion signée aujourd’­hui couvre les sites fran­çais situés à Orléans (Loiret), L’Aigle (Orne) et Saint-Rémy-sur-Avre (Eure-et-Loire), ain­si que le site de Montréal au Canada et celui de Bladel en les Pays-Bas.
[ … ]
Delpharm et le groupe Famar tiennent à remer­cier toutes les par­ties pre­nantes qui ont tra­vaillé dur pour concré­ti­ser cet accord, notam­ment les auto­ri­tés fran­çaises, pour leur impli­ca­tion posi­tive.

Challenges, le 2 mars 2018

Xavier Niel devient administrateur du méga fonds américain KKR

Le fon­da­teur d’Iliad, Xavier Niel, est deve­nu jeu­di admi­nis­tra­teur indé­pen­dant du puis­sant fonds d’in­ves­tis­se­ment amé­ri­cain KKR. Il y siè­ge­ra avec David Drummond, direc­teur juri­dique d’Alphabet (Google) ou encore Patricia Russo (ex-DG d’Alcatel Lucent).

12 novembre 2019

Avant même l’apparition du coronavirus en Chine, l’ANSES est sollicitée pour émettre un avis de venimosité de la chloroquine

Le Directeur géné­ral de l’Agence natio­nale de sécu­ri­té sani­taire de l’alimentation,de l’environnement et du tra­vail ANSES émet un avis le 12 novembre 2019 por­tant sur une « demande d’avis rela­tif à une pro­po­si­tion d’arrêté por­tant ins­crip­tion sur les listes des sub­stances véné­neuses ».
Il y est dit : « L’ANSES a été sai­sie le 8 octobre 2019 par l’Agence natio­nale de sécu­ri­té sani­taire du médi­ca­ment et des pro­duits de san­té pour un avis sur une pro­po­si­tion d’arrêté por­tant ins­crip­tion de la hydroxy­chlo­ro­quine sur la liste II des sub­stances véné­neuses ».
Ce qui est encore plus trou­blant, c’est que le début de l’épidémie chi­noise a com­men­cé offi­ciel­le­ment le 17 novembre 2019. Cela nous ramène à 5 jours après que l’ANSES fut sol­li­ci­tée pour approu­ver la mise de la molé­cule hors de por­tée du grand public fran­çais !

Journal Officiel, 15 jan­vier 2020

Arrêté du 13 janvier 2020 portant classement sur les listes des substances vénéneuses

La ministre des soli­da­ri­tés et de la san­té,
Vu le code de la san­té publique, notam­ment les articles L. 5132–1, L. 5132–6, L. 5132–7 et R. 5132–1 ;
Vu l’arrêté du 22 février 1990 modi­fié por­tant ins­crip­tion sur les listes I et II des sub­stances véné­neuses défi­nies à l’article L. 5132–6 du code de la san­té publique ;
Vu l’avis du direc­teur géné­ral de l’Agence natio­nale de sécu­ri­té sani­taire de l’alimentation, de l’environnement et du tra­vail en date du 12 novembre 2019 ;
Sur pro­po­si­tion du direc­teur géné­ral de l’Agence natio­nale de sécu­ri­té du médi­ca­ment et des pro­duits de san­té en date du 13 décembre 2019,
Arrête :
Article 1
Est clas­sée sur la liste II des sub­stances véné­neuses l’hydroxychloroquine sous toutes ses formes.
Article 2
Le direc­teur géné­ral de la san­té et le direc­teur géné­ral de l’Agence natio­nale de sécu­ri­té du médi­ca­ment et des pro­duits de san­té sont char­gés, cha­cun en ce qui le concerne, de l’exécution du pré­sent arrê­té, qui sera publié au Journal offi­ciel de la République fran­çaise.

Fait le 13 jan­vier 2020.

Pour la ministre et par délé­ga­tion :
Le direc­teur géné­ral de la san­té,
J. Salomon

Le 25 février 2020 le Professeur Didier Raoult, infec­tio­logue de répu­ta­tion inter­na­tio­nale, pro­fes­seur de micro­bio­lo­gie, direc­teur de l’Institut hos­pi­ta­lo-uni­ver­si­taire de Marseille, annonce dans une vidéo que la chlo­ro­quine, médi­ca­ment bien connu et pas cher, peut soi­gner des infec­tions engen­drées par le coro­na­vi­rus.

France Culture, 26 février 2020

Coronavirus : la chloroquine, utilisée auparavant contre le paludisme, « est probablement le traitement le plus simple et le moins cher » selon un chercheur biologiste français

Selon Didier Raoult, direc­teur de l’Institut Méditerranée Infection à Marseille, la chlo­ro­quine a fait ses preuves face au nou­veau coro­na­vi­rus : « C’est acces­sible et il n’y a pas à attendre quatre ans pour une auto­ri­sa­tion de mise sur le mar­ché. C’est une ouver­ture consi­dé­rable ».

Dans le même temps, les chiens de garde de la presse fran­çaise annoncent que cette infor­ma­tion du Professeur Raoult est une infox (fake news).

Le jour­nal Le Monde, qui s’est octroyé le droit inqui­si­to­rial de dire le Vrai et le Faux, recon­naî­tra que cette infor­ma­tion est « par­tiel­le­ment fausse ». Le mal est fait, Le Monde et la meute des médias sub­ven­tion­nés ne sont plus cré­dibles.

« Ce qui me bou­le­verse, ce n’est pas que tu m’aies men­ti, c’est que doré­na­vant je ne pour­rai plus te croire. » (Nietzsche)

Méditerranée Infection, le 27 février 2020
Face à cette bron­ca média­tique, le ser­vice du Professeur Raoult publie un com­mu­ni­qué :

Chloroquine et Coronavirus, vraie ou fake news

[ … ] Après ana­lyse des résul­tats, un comi­té chi­nois incluant des experts du gou­ver­ne­ment, des auto­ri­tés de régu­la­tions et les prin­ci­paux inves­ti­ga­teurs des essais cli­niques, a conclu que la Chloroquine avait une acti­vi­té cli­nique contre le virus. Le médi­ca­ment fera par­tie de la pro­chaine ver­sion des gui­de­lines pour la pré­ven­tion, le diag­nos­tic et le trai­te­ment des pneu­mo­nies cau­sées par ce virus qui est publié par la Commission de Santé Publique de la République de Chine.

Plusieurs per­son­na­li­tés gué­ries grâce au trai­te­ment du Professeur Raoult brisent le tabou impo­sé par la Bien Pensance, notam­ment Christian Estrosi, maire de Nice.
Regard.fr, le 24 mars 2020

Chloroquine : en pleine crise du Covid-19, l’État laisse mourir son industrie pharmaceutique

La chlo­ro­quine va-t-elle nous sor­tir de la pan­dé­mie ? Pour l’heure, rien de sûr. Mais la seule usine en France capable d’en pro­duire est en redres­se­ment judi­ciaire. Quand bien même le gou­ver­ne­ment vole­rait à son secours, n’est-il pas déjà trop tard ?

Après ce ban­nis­se­ment pitoyable, hon­teux et cri­mi­nel, les auto­ri­tés auto­risent le trai­te­ment à la chlo­ro­quine.
Libération, le 26 mars 2020

Le gouvernement autorise la chloroquine dans les traitements contre le Covid-19

Feu vert. Après des jours de contro­verse, le gou­ver­ne­ment a fina­le­ment auto­ri­sé l’u­ti­li­sa­tion de la chlo­ro­quine, molé­cule uti­li­sée contre le palu­disme, pour trai­ter les patients atteints du nou­veau coro­na­vi­rus. Une nou­velle dont s’est réjoui l’in­fec­tio­logue mar­seillais Didier Raoult, pro­mo­teur de cet anti­dote et auteur d’une étude sur le sujet, sur Twitter. Il sou­hai­tait l’ad­mi­nis­trer sans attendre les résul­tats de l’es­sai cli­nique euro­péen qui vient d’être lan­cé. C’est désor­mais pos­sible, sous contrôle médi­cal et sans limi­ta­tion aux cas « graves » .

À suivre…