L’affront de la ministre de l’environnement aux sinistrés des vallées

11 octobre 2020 | 3 Commentaires 

Le 16 octobre 2018 Barbara Pompili, dépu­tée LREM de la Somme et pré­si­dente de la com­mis­sion Développement durable à l’Assemblée natio­nale (elle n’é­tait pas alors ministre de la « Transition éco­lo­gique et soli­daire »), décla­rait au micro de Sud Radio : « On n’a pas la culture du risque. Notre pays a été rela­ti­ve­ment épar­gné par les risques cli­ma­tiques. Maintenant, ça nous arrive, il faut qu’on s’y pré­pare. »

Devenue ministre dans le gou­ver­ne­ment Castex, son dis­cours sur ce point n’a pas chan­gé. Le 30 avril elle le répète au JDD : « Il faut que la culture du risque imprègne l’en­semble de la socié­té comme un fait ration­nel et recon­nu. »

Comme si cela était son nou­veau leit­mo­tiv, c’est ce qu’elle a assé­né à Nice à l’oc­ca­sion de la visite d’Emmanuel Macron dans les val­lées rava­gées par les intem­pé­ries. Elle déclare en effet à Nice Matin : « Depuis quelques années, une prise de conscience s’est opé­rée et les régle­men­ta­tions se sont adap­tées. Mais il reste une culture du risque à mettre en œuvre. » Puis elle ajoute pour se pro­té­ger, elle et ses amis : « La res­pon­sa­bi­li­té, en tout cas, est col­lec­tive. »

Allez expli­quer aux braves gens qui ont per­du leur mai­son que c’est de leur faute si elle s’est effon­drée. C’est ce que disent les sinis­trés : c’est la mai­rie qui m’a accor­dé le per­mis de construire. Les ter­rains les plus vul­né­rables sont sou­vent les moins chers. Alors les per­sonnes qui n’ont pas trop les moyens d’ac­qué­rir un ter­rain en hau­teur, s’ins­tallent de plus en plus bas, de plus en plus près des cours d’eau. Et les mai­ries octroient les per­mis de construire.

Le fils du couple empor­té par les flots de cette mai­son l’a bien dit : la mai­son de mes parents avait été construite avec un per­mis accor­dé par la mai­rie de Saint-Martin-Vésubie.

Les mai­ries conti­nuent de béton­ner tout ce qu’elle peuvent. Les che­mins sont maca­da­mi­sés, les trot­toirs sont gou­dron­nés, les places publiques sont cimen­tées (lire Métropole Nice Côte d’Azur : et si l’on arrê­tait de béton­ner ? du 2 novembre 2019). À noter que grâce aux ambi­tions de Christian Estrosi, toutes les val­lées sinis­trées appar­tiennent à la métro­pole Nice – Côte d’Azur : Métropole - Nice Côte Azur

Mais pour notre ministre de la « Transition éco­lo­gique et soli­daire », il faut que les Français intègrent la culture du risque. Par exemple de perdre leur mai­son. La culture du risque, c’est pour ceux qui ne sont rien, car la caste poli­ti­cienne se sur­pro­tège avec des retraites et des siné­cures inabor­dables aux Français. Élus ou pas, nos poli­ti­ciens seront payés. C’est « Zéro risque » pour elle !

La culture du risque, pour Barbara Pompili, c’est d’empoisonner les Français avec des néo­ni­co­ti­noïdes, classe d’insecticides agis­sant sur le sys­tème ner­veux cen­tral des insectes, et qui sont tenus pour res­pon­sables de la dis­pa­ri­tion des abeilles en grandes quan­ti­tés. En effet elle les a tout récem­ment réin­tro­duits après les avoir inter­dits en 2016. Il est vrai que cet épan­dage empoi­son­né sera concen­tré sur les champs de bet­te­raves à sucre très culti­vées dans sa conscrip­tion élec­to­rale de la Somme. Ne sou­hai­tant pas ris­quer de perdre son siège de dépu­tée, elle se dédit et décide d’empoisonner les Français.

Et le comble dans cette affaire, c’est le masque porté en toute occasion

Barbara Pompili - masque

Barbara Pomili en août 2020

Ah, ah, ah ! Barbara Pompili porte le masque pour se protéger de quoi ?

Si elle avait le goût du risque, elle ne por­te­rait pas cet acces­soire humi­liant et nocif. Quels risques court-elle à l’en­le­ver ? Elle qui prône la culture du risque. Le risque de mou­rir ? Mais même si elle ne le por­tait pas, elle n’en mour­rait pas car on ne meurt pas de la Covid-19 à son âge. La culture du risque ? Très peu pour elle.

La culture du risque, pourquoi pas ? À condition qu’elle soit partagée équitablement par tout le monde.

Georges Gourdin

3 Commentaires 

  1. Bonjour
    Encore une fois deux erreurs monu­men­tales m’ont sau­té aux yeux.
    Regardez bien la géo­gra­phie du lieu : toute la catas­trophe est ins­crite dans ce site.
    La deuxième : depuis que les éco­los ont fait inter­dire que le lit de la rivière ne doit plus être net­toyé pour la bio­di­ver­si­té
    Veuillez revoir les images et regar­dez le nombre impres­sion­nant de TRONCS D’ARBRES MORTS. Voir les images
    Il est vrai que des arbres verts ont été arra­chés aux rives mais le nombre d’arbres morts est impres­sion­nant. Ils ont contri­bué a aug­men­ter de façon expo­nen­tielle les dégâts au fur et à mesure que d’autres arbres morts se joi­gnaient à la des­cente vers la mer
    Les images avant, pen­dant et après cette catas­trophe confirment mes dires (les anciens uti­li­saient le bois flot­tant pour se chauf­fer et fai­saient d’une pierre deux coups, net­toyant ain­si le lit de la rivière)

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  2. Vous avez fait une petite faute de frappe : il faut écrire « l’affront de la Sinistre de l’environnement »…

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  3. Il faut le dire et le répé­ter :
    Ils se foutent tous de notre gueule !
    Ils se foutent tous de notre gueule !
    Ils se foutent tous de notre gueule !
    Ils se foutent tous de notre gueule !
    Ils se foutent tous de notre gueule !
    Ils se foutent tous de notre gueule !
    Ils se foutent tous de notre gueule !

    Répondre

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