Le Choc en Retour

24 août 2020 | 1 com­men­taire

Alain Nicolaï - Le livre des sept sceaux

Alain Nicolaï est l’au­teur de Le Livre des Sept Sceaux (Le Retour à l’Évidence). Il a publié dans nos colonnes Décomposition 322 (3 + 2 + 2 = 7) (en date du 16 juillet 2020).

Aujourd’hui il nous pro­pose un texte :

Le Choc en Retour

ou la décom­po­si­tion de la mondialisation

En méta­phy­sique, un chat est un chat

« Qui connaît les noms, connaît les choses. » Cratyle, Platon, cita­tion de la page 8 du Livre des Sept Sceaux ‑Le Retour à l’Évidence.

« Rien n’est plus dan­ge­reux que la confu­sion des concepts. En par­ti­cu­lier de ceux qui visent à dési­gner ce à quoi on s’op­pose. En géné­ral, une telle confu­sion est un préa­lable au désordre des esprits et à la vio­lence des actes. » Jacques Attali, Le Soir du 6 avril 2018.

Veuillez cli­quer sur cha­cun des titres ci-des­sous pour déve­lop­per la rubrique correspondante.

Première séquence : la métaphysique

Remarque : Vous avez peur de ne pas com­prendre, ras­su­rez-vous, vous allez vite comprendre

Métaphysique, éty­mo­lo­gie (XIIIe siècle) : mot savant emprun­té au latin sco­las­tique meta­phy­si­ca, tiré des pre­miers mots du trai­té de méta­phy­sique d’Aristote, méta ta phu­si­ka « après les choses de la nature », qui fait suite à son trai­té sur la nature. Le sens de « réflexion phi­lo­so­phique qui va au-delà de la nature et qui cherche à rendre compte par une théo­rie géné­rale des prin­cipes fon­da­men­taux de l’être » appa­rait dès l’origine [source : Dictionnaire éty­mo­lo­gique et his­to­rique de la langue fran­çaise, Baumgartner et Ménard, La Pochothèque, Paris, 1996, page 495].

Métaphysique : ana­lyse sys­té­ma­tique de la réa­li­té afin de connaître sa nature pro­fonde. Sa méthode est basée sur l’algèbre de Boole :
0 – 1 = Fermé – Ouvert = Non – Oui = Faux – Vrai.
L’algèbre de Boole est la base de la logique com­bi­na­toire et de la logique séquen­tielle. Elle est la base ses sys­tèmes informatisés.

Métaphysique : son point de départ et d’arrivée est la connais­sance abso­lue par la mise sous les yeux des lec­teurs des choses signi­fi­ca­tives, des faits significatifs…

La seule méta­phy­sique valable est donc celle qui apporte des preuves irré­fu­tables qui peuvent être véri­fiées par tous les sujets de ce monde. Elle met sous les yeux du public ce que tout un cha­cun doit savoir. Elle explique la réa­li­té et dévoile ce qui est caché, mais elle prend en compte la réflexion de Ludwig Wittgenstein : « Ce dont on ne peut par­ler, il faut le taire. » (Tractacus logi­co-phi­lo­so­phi­cus, Ludwig Wittgenstein Tel Gallimard, Paris, 1961, page 107).

Deuxième séquence : la démocratie

Remarque : N’oubliez jamais que le citoyen détient un énorme pou­voir qu’il faut savoir uti­li­ser à bon escient.

Démocratie, éty­mo­lo­gie (XIVe siècle), du grec démo­kra­tia « gou­ver­ne­ment exer­cé par le peuple » [Dictionnaire éty­mo­lo­gique et his­to­rique de la langue fran­çaise, Emmanuèle Baumgartner et Philippe Ménard, La Pochothèque, Paris, 1996, page 230].

Troisième séquence : la république

Remarque : Au point de vue de la socié­té, avec la paix, la répu­blique est un de nos biens le plus précieux.

République, éty­mo­lo­gie (XVIe siècle), emprun­té au latin res publi­ca « la chose publique, l’État, l’administration de l’État », est d’abord employée au sens de « État, com­mu­nau­té, socié­té orga­ni­sée » puis se spé­cia­lise à par­tir du XVII s au sens de « État dont la forme de gou­ver­ne­ment est fon­dée sur la sou­ve­rai­ne­té des citoyens. [Dictionnaire éty­mo­lo­gique et his­to­rique de la langue fran­çaise, Emmanuèle Baumgartner et Philippe Ménard, La Pochothèque, Paris, 1996, page 682].

Il en découle impé­ra­ti­ve­ment que le Président d’une véri­table République doit être au ser­vice de ses concitoyens. 

La devise de la République fran­çaise « Liberté –Égalité – Fraternité » a pour ori­gine la Révolution fran­çaise. Elle donne le modèle de ce qu’est une véri­table répu­blique dans l’absolu. Cette devise a été reprise sous diverses formes à tra­vers le monde.

Il est bien évident que pour l’humanité son approche ne peut-être que relative.

À ce jour, toutes les répu­bliques se rap­prochent plus ou moins de cet idéal, mais mal­heu­reu­se­ment nom­breuses sont les répu­bliques bana­nières, celles-ci ne sont que des leurres pour les gogos.

Quatrième séquence : le Nouvel Ordre Mondial

Remarque : Ne vous voi­lez pas la face, pen­dant que vous dor­mez, d’autres tra­vaillent à votre perte.

Le nou­veau gou­ver­ne­ment du Monde [Georges Corm, La Découverte /​Poche, Paris, 2013].

Georges Corm - Le nouveau gouvernement du mondePrésentation de l’éditeur : « Une ana­lyse mor­dante des sources intel­lec­tuelles du pou­voir mon­dia­li­sé et du néo­li­bé­ra­lisme “mys­tique” qui a enva­hi les cours de mil­lions d’é­tu­diants en éco­no­mie et ges­tion, futurs cadres mili­tants de ce pou­voir et de leur capa­ci­té à blo­quer les chan­ge­ments.
Alors que la crise de 2007–2009 a révé­lé à tous les méfaits de la mon­dia­li­sa­tion et de la spé­cu­la­tion finan­cière, rien ne change, mal­gré les dénon­cia­tions qui se mul­ti­plient de tous bords. Pour com­prendre les racines de cette iner­tie mor­ti­fère des déci­deurs éco­no­miques et poli­tiques mon­diaux, l’au­teur explore dans ce livre les méca­nismes per­met­tant la repro­duc­tion de cette “civi­li­sa­tion des affaires en déclin” (Robert Heilbroner). Il ana­lyse notam­ment les sources intel­lec­tuelles de ce pou­voir mon­dia­li­sé : le néo­li­bé­ra­lisme se nour­rit d’un idéa­lisme sim­pliste qui rap­pelle l’es­prit doc­tri­naire du socia­lisme “scien­ti­fique”. Cette éco­no­mie-fic­tion néo­li­bé­rale décalque inver­sé de l’é­co­no­mie-fic­tion mar­xiste, a enva­hi les cours de mil­lions d’é­tu­diants, futurs cadres du pou­voir mon­dia­li­sé. S’appuyant notam­ment sur son expé­rience de consul­tant inter­na­tio­nal, Georges Corm pro­pose une cri­tique mor­dante de la struc­ture et du fonc­tion­ne­ment de ce pou­voir et de ses hori­zons cultu­rels.
Il plaide ici pour une “démon­dia­li­sa­tion” rai­son­née des esprits et des sys­tèmes éco­no­miques dans un monde ouvert, pour une éco­no­mie soli­daire et humaine par le réta­blis­se­ment des cohé­rences spa­tiales, la fin des dog­ma­tismes et la réha­bi­li­ta­tion des valeurs d’é­thique et d’é­qui­té dans l’en­sei­gne­ment de l’é­co­no­mie
. »

Cette pré­sen­ta­tion fait prendre conscience de l’étendue du pro­blème étant don­né que, de nos jours, l’argent est la valeur suprême. Les élites au Pouvoir n’ont pas de mal à drai­ner les meilleurs de nos étu­diants qui ne sont pas au cou­rant de leur but final occulté.

Le Nouvel Ordre Mondial est en sub­stance la prise du Pouvoir au niveau mon­dial par cer­tains finan­ciers, par cer­tains capi­ta­listes, par cer­tains riches, par cer­tains tech­no­crates qui se sont enten­du en dehors de tous les prin­cipes démo­cra­tiques – en dehors de tous sys­tèmes démo­cra­tiques – pour prendre le Pouvoir défi­ni­ti­ve­ment sur cette pla­nète(1). Pour ce faire, ils uti­lisent les canaux des médias domi­nants qu’ils ont ache­tés ou infil­trés pour mani­pu­ler et sur­tout endor­mir les masses.

(1) Leur but final sous-jacent est sim­ple­ment de se sub­sti­tuer aux États et aux Républiques.

Cinquième séquence : la mafia

Remarque : Un des pires enne­mis des républiques.

Mafia (XIXe siècle), mot ita­lien dési­gnant une socié­té secrète, issue du sici­lien, mafia, « har­diesse, van­tar­dise », d’origine obs­cure. Dictionnaire éty­mo­lo­gique et his­to­rique de la langue fran­çaise, Emmanuèle Baumgartner et Philippe Ménard, La Pochothèque, Paris, 1996, page 463.

Définition de la mafia : En Italie, la loi Rognoni-La Torre, pro­mul­guée en 1982 pour défi­nir l’association mafieuse dans sa spé­ci­fi­ci­té (article 416bis du code pénal), est une exten­sion de l’article 416 défi­nis­sant l’association cri­mi­nelle. Le légis­la­teur pos­tule que ce qui carac­té­rise l’association mafieuse par rap­port à la simple asso­cia­tion cri­mi­nelle sont ses méthodes et, notam­ment, trois d’entre elles : l’intimidation, l’omerta et la sou­mis­sion. Dès lors, est dési­gné comme « mafieux » tout indi­vi­du qui tire pro­fit du pou­voir d’intimidation éma­nant du capi­tal de vio­lence ins­crit dans son asso­cia­tion – quand bien même cette vio­lence n’est pas exer­cée de façon sys­té­ma­tique –, qui pro­tège son orga­ni­sa­tion par son silence et vit dans un rap­port de sou­mis­sion vis-à-vis de cette ins­ti­tu­tion se super­po­sant à l’État.

La mafia comme délit

La créa­tion, en 1982, du « délit d’association mafieuse » répond à la néces­si­té de fixer un phé­no­mène social ambi­gu, objet d’une approche tan­tôt cultu­ra­liste (la mafia comme façon d’être, expres­sion arché­ty­pale de l’être sici­lien), tan­tôt cri­mi­no­lo­gique (la mafia comme asso­cia­tion de mal­fai­teurs sans rap­ports per­ma­nents entre eux). Or nous avons vu com­ment la dif­fi­cul­té de prou­ver le carac­tère durable du lien mafieux et de démon­trer la conscience des asso­ciés quant au pro­jet cri­mi­nel de leur asso­cia­tion ren­dait caduques les ten­ta­tives judi­ciaires d’imputer aux mafieux un délit asso­cia­tif, tel que pré­vu par le Code Pénal. La loi Rognoni-La Torre, pro­mul­guée en 1982 pour défi­nir l’association mafieuse dans sa spé­ci­fi­ci­té (article 416bis du Code Pénal), est une exten­sion de l’article 416 défi­nis­sant l’association cri­mi­nelle. Le légis­la­teur pos­tule que ce qui carac­té­rise l’association mafieuse par rap­port à la simple asso­cia­tion cri­mi­nelle sont ses méthodes et, notam­ment, trois d’entre elles : l’intimidation, l’omerta et la sou­mis­sion. Dès lors, est dési­gné comme « mafieux » tout indi­vi­du qui tire pro­fit du pou­voir d’intimidation éma­nant du capi­tal de vio­lence ins­crit dans son asso­cia­tion – quand bien même cette vio­lence n’est pas exer­cée de façon sys­té­ma­tique –, qui pro­tège son orga­ni­sa­tion par son silence et vit dans un rap­port de sou­mis­sion vis-à-vis de cette ins­ti­tu­tion se super­po­sant à l’État.

Juger la mafia - Deborah Puccio-DenJuger la mafia, Deborah Puccio-Den (cli­quer sur l’i­mage pour accé­der au docu­ment en ligne)

À ces délits, nous ajou­tons la corruption.

Le Nouvel Ordre Mondial est donc une bien une mafia, qui en dehors de tous les prin­cipes répu­bli­cains et de tous les prin­cipes démo­cra­tiques veut se sub­sti­tuer aux États pour mettre en place un gou­ver­ne­ment mon­dial aux mains d’une élite autoproclamée.

« Nous sommes recon­nais­sants au Washington Post, au New York Times, au maga­zine Time, et aux autres grandes publi­ca­tions dont les direc­teurs ont assis­té à nos réunions et res­pec­té leurs pro­messes de dis­cré­tion depuis presque qua­rante ans. Il aurait été pour nous impos­sible de déve­lop­per notre pro­jet pour le monde si nous avions été expo­sés aux lumières de la publi­ci­té durant ces années. Mais le monde est aujourd’­hui plus sophis­ti­qué et pré­pa­ré à l’en­trée dans un gou­ver­ne­ment mon­dial. La sou­ve­rai­ne­té supra­na­tio­nale d’une élite intel­lec­tuelle et de ban­quiers mon­diaux est assu­ré­ment pré­fé­rable à l’au­to­dé­ter­mi­na­tion natio­nale des siècles pas­sés. » David Rockefeller [Discours à la Commission Trilatérale en juin 1991 à Baden Baden, dans Matrix of Power : How the World Has Been Controlled by Powerful Men Without Your Knowledge, paru en 2000]

« Certains croient même que nous fai­sons par­tie d’une cabale secrète agis­sant contre les grands inté­rêts des États-Unis et ils repré­sentent ma famille et moi comme des “inter­na­tio­na­listes” ; ils vont jusqu’à pré­tendre que nous conspi­rons avec d’autres capi­ta­listes dans le monde pour construire une struc­ture poli­tique et éco­no­mique mon­diale plus inté­grée – un seul monde, si vous vou­lez. Si c’est ce dont on m’accuse, je plaide cou­pable et j’en suis fier. » David Rockefeller [Mémoires, Éditions de Fallois, Paris, 2006, page 475]

« Nous sommes à la veille d’une trans­for­ma­tion glo­bale. Tout ce dont nous avons besoin, c’est d’une bonne crise majeure, et les nations vont accep­ter le Nouvel Ordre Mondial. » David Rockefeller [« All We Need is the Right Crisis and the People Will Accept the New World Order. » – David Rockefeller, 1994, Dîner aux Nations Unies]

Sixième séquence : la science

Remarque : La science nous per­met de connaître la réalité.

Science (XIe siècle) emprun­té au latin scien­tia « connais­sance, savoir, connais­sance théo­rique », déri­vé du par­ti­cipe pré­sent sciens, scien­tis « qui sait, ins­truit, habile », de scire « savoir », d’abord employé au sens de « connais­sance, savoir », et de « savoir-faire, apti­tude acquise dans un domaine par­ti­cu­lier » et à par­tir du XIIIe siècle, au sens du fran­çais moderne « corps de connais­sances ayant un objet, une méthode propre, domaine orga­ni­sé du savoir ». Dictionnaire éty­mo­lo­gique et his­to­rique de la langue fran­çaise, Baumgartner et Ménard, La Pochothèque, Paris, 1996, page 719.

Épistémologie : science, désigne stric­te­ment toute connais­sance ration­nelle obte­nue, soit par démons­tra­tion, soit par obser­va­tion (objec­tive) et véri­fi­ca­tion expé­ri­men­tale, Vocabulaire de la phi­lo­so­phie et des sciences humaines, L. M. Morfaux, Armand Colin, Paris, 1980, page 324.

Septième séquence : la preuve scientifique

Remarque : Démasquons irré­fu­ta­ble­ment les dif­fu­seurs de fausses informations.

Preuve, de prou­ver. Prouver (XIIe siècle), du latin pro­bare « éprou­ver, prou­ver, approu­ver » déri­vé du latin pro­bus, « de bonne qua­li­té, hon­nête, ver­tueux ». Probus don­ne­ra le mot de probe employé en fran­çais au sens moral de « intègre, hon­nête ». Dictionnaire éty­mo­lo­gique et his­to­rique de la langue fran­çaise, Baumgartner et Ménard, La Pochothèque, Paris, 1996, page 630 et 634.

Connaissance et preuve vont de pair.

En ce qui concerne la crise du Covid-19, des deux der­nières séquences il en découle qu’il est impé­ra­tif de l’analyser dans toutes ses phases comme l’a fait en France le pro­fes­seur Christian Perronne(1) c’est-à-dire de com­prendre objec­ti­ve­ment la chaîne des causes et des effets qui l’a engen­drée. Il est essen­tiel de démas­quer les dif­fu­seurs de fausses informations.

(1) Christian Perronne - Y-a-t-il une erreur qu'il n'ont pas commiseLe Pr. Perronne balance sur « les magouilles et les attaques dégueu­lasses contre Raoult »
Christian Perronne est un méde­cin et pro­fes­seur des uni­ver­si­tés-pra­ti­cien hos­pi­ta­lier fran­çais, spé­cia­li­sé dans le domaine des patho­lo­gies tro­pi­cales et des mala­dies infec­tieuses émer­gentes, et ancien pré­sident de la com­mis­sion spé­cia­li­sée Maladies trans­mis­sibles du Haut Conseil de la san­té publique [source Wikipedia].

Huitième séquence : George Soros et la société ouverte

L’origine doc­tri­nale de l’Open Society de George Soros.

Présentation de George Soros : « Pour le grand public ; il est d’abord l’incarnation de ces puis­sants et inquié­tants “mar­chés finan­ciers”, maîtres du monde moderne. Soros est la face visible et tou­jours mys­té­rieuse de la mon­dia­li­sa­tion qui est en train de nous ava­ler, et du trente-cin­quième étage de son immeuble de Manhattan, à New-York, domi­nant les allés ver­doyantes de Central Park, la salle des mar­chés du Quantum Fund a en effet des allures de cabine de pilo­tage inter­pla­né­taire. » Préface du livre de George Soros, Le défi de l’argent, Plon, 1996, page 7.

George Soros - Défi argent - livre George Soros - Défi argent - Philosophe raté

Dans ce livre, George Soros nous explique doc­te­ment que son grand ins­pi­ra­teur est le « phi­lo­sophe » Karl Popper auteur de l’inénarrable livre La socié­té ouverte et ses enne­mis (Éditions du Seuil, Paris 1979). Cet auteur, ayant étu­dié les nuages et leur for­ma­tion, a eu une révé­la­tion : les nuages n’ont pas de fron­tières. Nuages dans le ciel bleu

De cette obser­va­tion ful­gu­rante, il tire la consé­quence que la libre cir­cu­la­tion des biens et des per­sonnes, c’est-à-dire la socié­té ouverte à tous les vents, est le Bien, et que la socié­té fer­mée — à l’image du bloc sovié­tique — est le Mal absolu.

Karl Popper - La société ouverte et ses ennemis (1) Karl Popper - La société ouverte et ses ennemis (2)
Karl Popper - La connaissance objective Quatrième de cou­ver­ture de La connais­sance objec­tive par l’é­di­teur :
Voici un livre de phi­lo­so­phie à la fois clas­sique et décon­cer­tant. On y traite de la liber­té et du déter­mi­nisme à l’aide de nuages et de bulles de savon. On y construit une théo­rie du lan­gage à l’aide de miel et de toiles d’a­rai­gnées. Fort de cin­quante ans de dis­cus­sions avec phy­si­ciens, bio­lo­gistes et logi­ciens, Popper renou­velle l’ap­proche des ques­tions les plus tra­di­tion­nelles de la phi­lo­so­phie avec pour fil conduc­teur de pro­grès de la science, repla­cé dans le cadre plus géné­ral d’une phi­lo­so­phie de l’é­mer­gence du nou­veau. Rassemblant des textes rédi­gés pour la plu­part entre 1965 et 1971, La connais­sance objec­tive est l’ou­vrage le plus repré­sen­ta­tif de la « der­nière manière » de Popper. Il y révèle toutes les impli­ca­tions méta­phy­siques de son ratio­na­lisme cri­tique et s’y risque à des conjec­tures auda­cieuses. Indispensable pour connaître les inflexions que prend alors la pen­sée de Popper, ce livre l’est aus­si pour com­prendre les débats de l’é­pis­té­mo­lo­gie contemporaine.
Commentaires :
Théorie pour le moins nébu­leuse sur laquelle est fon­dée la doc­trine de George Soros.
Il est dif­fi­cile de faire plus fumeux.

Dans son livre auto­bio­gra­phique, George Soros nous explique éga­le­ment com­ment est née sa répu­ta­tion : « En Grande Bretagne, cer­tains me reprochent d’avoir fait chu­ter la livre en 1992, d’autres m’en féli­citent. Ils ont tous tort, car lorsque j’ai joué la déva­lua­tion de la mon­naie bri­tan­nique et des sommes consi­dé­rables, je ne me pré­oc­cu­pais pas de l’intérêt public. Je me suis conten­té de spé­cu­ler en res­pec­tant les règles pour le seul pro­fit de mon fond d’investissement, de mes action­naires et de moi-même. D’ailleurs, si l’on se com­porte autre­ment, il est impos­sible de gérer un tel fond, et per­sonne ne vous confi­ra son argent ! » (pages 26 et 27). Page 26 on apprend tou­jours : « Après 1989, l’effondrement des sys­tèmes de l’Est n’a pas conduit à l’établissement de véri­tables socié­tés ouvertes, du moins dans la plu­part des pays ex-com­mu­nistes, ou triomphent des régimes auto­ri­taires et natio­na­listes. J’avais rêvé que la révo­lu­tion de 1989 ouvri­rait la voie à une socié­té ouverte uni­ver­selle, comme celle de 1789 avait posé les bases de l’Etat moderne. Rien de tel ne s’est pro­duit. » Par la suite il raconte la vie de sa famille et sa car­rière. Un temps, il vou­lait deve­nir phi­lo­sophe : « Vers 1962, j’ai écrit un trai­té phi­lo­so­phique, The Burden of Consciencious – Le poids de la Conscience – … » qu’il pré­sente à son men­tor Karl Popper, (page 49). On com­prend bien vite cepen­dant que sa grande obses­sion est la réa­li­sa­tion de la socié­té ouverte. Pour cela il crée dès 1979 l’Open Society Foundation qui est un réseau de fon­da­tions qui déverse des mil­lions (jus­qu’à des mil­liards) dans de nom­breux pays pour l’aider à atteindre son but, c’est-à-dire, en clair : l’avènement du règne défi­ni­tif de la finance (bien que dans son ouvrage il en cri­tique cer­tains aspects) et du Nouvel Ordre Mondial.

Son livre, en fait, consiste en une inter­view de Soros par une per­sonne anonyme.

À la ques­tion (page 178),
« Je ne com­prends tou­jours pas com­ment la conscience de votre propre failli­bi­li­té mène à votre idée de socié­té ouverte comme piliers des valeurs uni­ver­selles »
Soros répond : « Ce n’est pas évident. Je peux expo­ser mon point de vue, qui me semble par­ti­cu­liè­re­ment convain­cant, mais cela ne signi­fie pas que les autres vont le par­ta­ger. Je dois recon­naître que d’une cer­taine façon je suis quelqu’un d’exceptionnel. Je ne parle pas de l’intelligence mais de l’argent. Peu de per­sonnes en pos­sèdent plus qu’elles n’en ont besoin. Être de celles-ci me place dans une situa­tion à part, comme si j’étais exemp­té des lois de la gra­vi­té. Je peux me per­mettre de vivre selon ma fan­tai­sie, et ma fan­tai­sie c’est de pro­mou­voir l’idée de la socié­té ouverte. Mais là, je suis confron­té à ma propre failli­bi­li­té (sic) – contrainte à laquelle je ne peux échap­per. »
Avec une telle réponse, il n’est pas éton­nant que ce cha­pitre s’intitule Le phi­lo­sophe raté.

Conclusion : le Nouvel Ordre Mondial, le pire des virus

Pour que tout soit bien clair dans votre esprit.

Les par­ti­sans du Nouvel Ordre Mondial veulent lais­ser le peuple dans l’ignorance pour mieux le domi­ner. De nos jours la socié­té du spec­tacle se double d’une socié­té de la consom­ma­tion pour que le peuple évite de pen­ser aux causes mul­tiples de son asser­vis­se­ment. Ces acteurs du Nouvel Ordre Mondial détiennent les médias : « Les riches achètent les médias pour don­ner de l’information bien choi­sie aux pauvres » (Bourdieu). Ce qui veut dire, en clair, que des infor­ma­tions capi­tales sont volon­tai­re­ment occul­tées et que les par­ti­sans du Nouvel Ordre Mondial mani­pulent hon­teu­se­ment les citoyens en les pre­nant pour des imbéciles.

L’asservissement des États et des républiques est un des buts des antidémocrates du Nouvel Ordre Mondial.

Le Forum Économique Mondial appelle à une « grande remise à zéro » du Système, The Great Reset(1), à la suite de la crise pro­téi­forme du Covid-19. Forum Économique Mondial - George Soros

D’une pan­dé­mie, beau­coup moins impor­tante que l’épidémie de grippe de 1968–1969, les médias ont fait un monstre qui jus­ti­fie tous les coups bas. Il faut bien com­prendre que l’épidémie de grippe de 68 – 69, qui est pas­sée qua­si­ment inaper­çue à l’époque, aurait fait, d’après une étude publiée en 2007, plus de 30 000 morts en France. Reportée à la démo­gra­phie actuelle, l’estimation des décès est qu’elle aurait pro­vo­qué de nos jours entre 70 000 et 100 000 morts ! (Grippe de Hong Kong : la pan­dé­mie oubliée | LCP Le Mag – 26/​06/​2020)

Le confi­ne­ment et le port du masque obli­ga­toire ne sont qu’un avant-goût de ce qui vous attend dans le monde d’après concoc­té dans notre dos. Pourquoi un vac­cin alors que de très nom­breux scien­ti­fiques disent que ce virus mute(2) ? Même George Soros l’a pro­cla­mé dans la presse(3). Pourquoi vou­loir déve­lop­per les puces RFID ? Pourquoi Bill Gates finance-t-il la tech­no­lo­gie des vac­cins avec des implants de micro­puces d’Intellectual Ventures ?

Enfin, pour­quoi le Forum Économique Mondial (Forum de Davos) se per­met-il d’annoncer uni­la­té­ra­le­ment sur son site son pro­jet mon­dial pour la pla­nète (son monde d’après) et The Great Reset, si ce n’est parce qu’il pense avoir pris défi­ni­ti­ve­ment le des­sus sur le Peuple, la démo­cra­tie, les répu­bliques et les États ; démon­trant ain­si irré­fu­ta­ble­ment le mépris colos­sal du peuple par ces élites autoproclamées.

Leur « monde d’après » n’est qu’un gigan­tesque piège pour la popu­la­tion qui sera livrée pieds et poings liés au monde de la finance. Leur « monde d’après » marque, en fait, l’avènement du règne tota­li­taire de la finance, ce qui veut dire pour le Peuple : asser­vis­se­ment définitif.

Face à de telles menaces, les vrais répu­bli­cains de tous les États ne peuvent pas res­ter inertes.
Face à de telles menaces, défen­dons notre répu­blique !
Face à de telles menaces, levons-nous !

Alain Nicolaï

(1) The Great Reset ou Le temps de la Grande remise à zéro d’a­près le Forum Économique Mondial, dont George Soros est un membre émi­nent.
(2) Le SARS-CoV‑2 mute, et alors ? [source Le Temps du 24 juillet 2020]
(3) « Mais nous sommes face à une cible mou­vante, du fait que le virus lui-même évo­lue rapi­de­ment. La mise au point d’un vac­cin pren­dra beau­coup de temps. » [source L’Écho du 17 mai 2020]

[NDLR] : Notre illus­tra­tion à la une : allé­go­rie révo­lu­tion­naire mon­trant Voltaire et Rousseau sous l’œil de Dieu (1794)

1 commentaire

  1. Article bien struc­tu­ré et très « péda­go­gique ». Mais pour­quoi faire démar­rer l’Histoire de France et du monde à la répu­blique fran­çaise ?
    N’y aurait-il rien eu avant ? Il y aura quel­que­chose après.
    C’est ce que nous montrent les évé­ne­ments actuels : nous vivons la fin d’un monde, mais d’un monde répu­bli­cain.
    C’est bien notre forme de gou­ver­ne­ment répu­bli­cain qui est mori­bond. Alors jetons le ! Tournons la page !
    Il y a eu d’autres choses avant la Révolution fran­çaise. Il y a même eu d’autres répu­bliques.
    La fin d’un monde n’est pas la fin du monde.

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